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4 facteurs qui pourraient peser sur l’euro dans les mois à venir

Ces derniers jours, l’euro a bien du mal à se maintenir face à ses homologues du marché des changes. Pourquoi la devise européenne rencontre t’elle des difficultés ? Pourquoi les traders refusent ils de parler de reprise de la monnaie commune malgré son statut de survente ? Pourquoi la situation ne devrait pas s’arranger avant longtemps ? C’est ce que nous verrons aujourd’hui dans cet article.
 
Une BCE à pleine vapeur
Plus tôt cette année, la banque centrale européenne a surpris les marchés en restant calme et en poursuivant ses programmes de relance déjà étirés malgré des performances d’inflation en nette amélioration. Cependant, pour Draghi, la hausse de l’inflation est imputable à l’augmentation des prix de l’énergie. A l’heure actuelle, il n’y a pour ce dernier, pas de signe vraiment convaincant d’une tendance à la hausse de l’inflation sous-jacente. En d’autres termes, les conditions économiques de la zone euro se sont améliorées mais cela ne signifie pas que la BCE peut se détendre pour le moment. De nombreux analystes  restent, cependant, persuadés que la banque centrale européenne attend de voir les résultats des élections françaises et néerlandaises avant de se lancer dans d’autres actions.

Grexit : saison 3, épisode 138 !
La saga de la dette de la Grèce continue et le scenario de cette année ne semble pas meilleur que ceux de 2012 et de 2015.
A cours de ce nouvel épisode, les principaux créanciers de la Grèce soient les préteurs européens et le FMI, éprouvent des difficultés pour clôturer la deuxième révision du troisième plan de sauvetage de la Grèce prévoyant un nouveau prêt de 7,5B en juillet.
Malheureusement pour la Grèce, le FMI semble ne plus vouloir participer même s’il encourage les gouvernements européens à relâcher les cordons de la bourse et à assouplir leurs objectifs. Le problème, c’est que les créanciers européens comme les allemands ou les néerlandais refusent de s’impliquer si le FMI ne le fait pas également.
Comme si cela ne suffisait pas, la Grèce n’a pas non plus l’intention d’apporter quelque chose de nouveau sur la table de négociation. Dimitris Tzanakopoulos, le porte parole grec, a affirmé que le gouvernement ne mettrait en place aucune mesure supplémentaire.


Les différentes élections pourraient entrainer une crise existentielle pour l’euro

Avec la montée des politiciens populistes et eurosceptiques en zone euro, l’heure de la fin de la monnaie unique pourrait avoir sonné. Les pays dans lesquels se dérouleront les élections pourraient en cas de victoire de ces partis suivre les traces du Royaume-Uni et sortir de l’UE.
Les élections aux Pays-Bas opposeront le 15 mars prochain le parti de la liberté et le parti du peuple pour la liberté. Le 23 avril se sera au tour de la France de voter. Marine Le Pen, présidente du Front National parti anti UE, est actuellement en tête des sondages. Les dernières élections prévues cette année concernent l’Allemagne. Elles se dérouleront le 24 septembre prochain. Merkel aura fort à faire d’ici là pour faire pencher la balance en faveur des pros UE.

La spirale de la dette (« Doom loop »)
Les obligations d’État de la zone euro sont particulièrement vulnérables aux changements de confiance des investisseurs. L’incertitude sur une économie décourage, en effet, les investisseurs d’acheter des obligations, ce qui entraîne une baisse des prix. Le problème est que beaucoup de banques européennes détiennent des obligations de leur gouvernement respectif. Généralement, une “doom loop” se déclenche lorsqu’une perte de confiance provoque une liquidation des obligations. Les bénéfices des banques qui détiennent ces obligations prennent alors un coup sérieux et rendent ces dernières plus susceptibles de demander de l’argent pour se renflouer. Les gouvernements n’ont alors guère d’autre choix que de les renflouer afin d’éviter tout risque d’érosion supplémentaire de la confiance des investisseurs.
Si les sondages d’opinion dans les prochaines semaines favorisent les politiciens eurosceptiques, alors l’incertitude restera de mise en zone euro. Cela pourrait non seulement aboutir à des baisses du cours de l’euro, mais aussi à des menaces réelles pour le système bancaire de la région. Si, en revanche, les scénarios les plus sûrs et les plus probables se déroulent et que les risques majeurs sont évités, alors nous verrons probablement des rassemblements autour de la monnaie commune.

Maintenant que vous connaissez les développements politiques probables en zone euro vous pouvez placer vos positions en toute connaissance de cause.

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