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Alan Greenspan défend son bilan

Accusé par de nombreux médias et également par les économistes d’avoir permis la crise actuelle, par sa politique de taux historiquement bas lorsqu’il était à la tête de la Réserve Fédérale américaine, Alan Greenspan, qui cherche désespérément à laisser une autre image de lui à la postérité, s’est évertué, hier encore, à montrer que la crise économique et financière qui frappe le monde en ce moment est totalement déconnectée des taux directeurs. Il a notamment souligné, à juste titre, qu’elle fut provoquée par le bas niveau des taux des crédits immobiliers. Pour autant, chacun peut certes se faire sa propre opinion, cela ne dédouane pas l’ancien président de la Fed.

Peu importe en fait puisqu’à ce stade, chacun a les yeux braqués sur les moyens à mettre en oeuvre pour sortir de la crise. Alors que les Etats-Unis poussent les européens à adopter de nouveaux plans de relance, ce qui répondrait à une demande des marchés, les Européens, par la voie du président de l’Eurogroupe, Jean Claude Juncker, ont de nouveau souligné à Prague aujourd’hui que nouveaux plans de relance ne semblent pas être nécessaire pour le moment. Alors que le débat sur les plans de relance bat son plein entre les Occidentaux, il semblerait que l’effet Obama commence à se tenir. En effet, d’après une enquête du Wall Street Journal menée auprès de 49 économistes, une majorité d’entre eux reste très circonspect au sujet du plan de relance américain.

Pour autant, cela n’a en rien influé sur le statut de valeur refuge de la devise américaine aujourd’hui puisqu’elle a encore engrangé des gains face à l’euro, en dépit d’une baisse des ventes de détails en février dernier.

A l’inverse, la monnaie unique européenne a subi de plein fouet une avalanche de mauvais indicateurs qui l’a laissé un peu engourdie sur le marché des changes. En effet, la production allemande a reculé de 7,5% en janvier dernier tandis que les prix à la production industrielle se sont affichés en baisse pour le sixième mois consécutif dans la zone euro.

La monnaie unique européenne a seulement tiré son épingle du jeu aujourd’hui face au franc suisse qui a subi les contre coups de l’assouplissement monétaire décidé par la Banque Nationale Suisse.

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