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Après le référendum dans le Sud, le Nord-Soudan envisage de créer sa propre monnaie

Fin janvier, sans bain de sang, le référendum organisé dans le Sud-Soudan a abouti, sous contrôle international, à la victoire incontestable des partisans de l’indépendance de cette réunion semi-automone suite aux accords de 2005 qui ont mis fin à la guerre civile.

Depuis, et ce jusqu’à ce que l’indépendance soit officiellement proclamé le 9 juillet prochain, Nord et Sud Soudan sont en pourparlers pour discussion des implications du résultats du référendum. Plusieurs points sont sur la table, notamment le status d’Abyei, la dette nationale, la citoyenneté, le partage du pétrole, les nouvelles frontières et également la monnaie.

Jusqu’à présent, la livre soudanaise est la monnaie officielle du Nord Soudan et du Sud Soudan. La devise fut imposée dans le cadre de l’accord de paix de 2005 par la communauté internationale, remplaçant ainsi le dinar. Depuis son introduction, la livre soudanaise est une monnaie très fragile, chahutée sur le marché des changes et qui ne peut pas être défendue efficacement par la banque centrale. Au cours des derniers mois, la spéculation a battu son plein dans la perspective du référendum d’indépendance, selon les responsables du Nord.

Le Parti du Congrès National, qui dirige actuellement le Nord, a fait connaître son intention immédiatement après le résultat du référendum de faire progressivement disparaître la livre soudanaise, à la fois dans le Nord et dans le Sud qui représenterait selon la banque centrale seulement 10% des billets en circulation. Le Nord projette soit de créer une nouvelle monnaie, soit de revenir au dinar d’avant 2005, monnaie qui rappelle l’appartenance du Soudan aux pays arabes.

A priori, même si les informations sont pour l’instant peu nombreuses à ce sujet, le Sud-Soudan ne devrait pas conserver la livre égyptienne, du moins pas en l’état. Une nouvelle monnaie ne devrait pas tarder à apparaître et pourrait rapidement devenir l’une des monnaies les plus fortes d’Afrique en raison des réserves importantes de pétrole dans le Sud. Le gouvernement du Sud pourrait notamment choisir une indexation au dollar ou à un panier de devises comme le font généralement les pays exportateurs de pétrole, surtout dans le Golfe.

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