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Après l’Espagne, le marché des changes se tourne vers le secteur manufacturier

Les éléments forex clés:

– L’indice PMI manufacturier chinois a augmenté légèrement mais reste toujours en dessous du niveau de 50.

– Le stress test mené sur les banques espagnoles indique un besoin en capital de 60 milliards d’euros.

– Le gouvernement a révisé à la hausse le déficit et la dette.

La principale information matinale fut la publication de l’indice PMI manufacturier chinois qui a légèrement augmenté à 49.8 en septembre contre 49.2 en août. Cependant, cette hausse ne doit pas cacher que l’indice est fortement sujet aux évolutions saisonnières, ce qui laisse entendre que la hausse constatée n’est en rien significative. Ajusté des variations saisonnières, selon les calculs menés par Danske Bank, l’indice PMI a en fait chuté de 50.3 à 50.1. Dans les mois à venir, et en prenant en considération l’éventualité de nouvelles mesures de soutien de la part de Pékin, on peut s’attendre à une légère amélioration du PMI manufacturier.

Par ailleurs, l’Espagne occupe encore le devant de la scène internationale et financière. Les stress tests sur les banques espagnoles menées par Oliver Wyman ont été publiés juste après la fermeture des places européennes vendredi. Selon ces tests, dans le pire des scénarios, les 14 banques espagnoles qui ont pris part au processus auront besoin de de 59.6 milliards d’euros d’argent frais. La banque la plus en difficulté, Bankia, aura besoin de 24.7 milliards. Sept banques ont passé avec succès le test et ne devraient donc pas avoir besoin d’une recapitalisation. Il n’est pas exclu que le secteur bancaire espagnol puisse avoir besoin de plus d’argent par la suite, alors que la crise immobilière n’est pas résorbée et que la récession continue à frapper le pays.

Il faut aussi mentionner que le gouvernement espagnol a revu son déficit samedi dernier à la hausse à 7.4% du PIB en 2012 du fait de l’aide accordée aux banques alors que l’objectif initial était de 6.3%. Au même moment, le déficit de l’année dernière a aussi été révisé à la hausse, passant de 9% à 9.4%. Le ratio dette/PIB est maintenant attendu à 90.5% à la fin de l’année.

Dans une intervention vendredi soir, Richard Fisher, président de la FED de Dallas, a fait part de son inquiétude concernant la capacité du QE3 à réduire le taux de chômage tant que l’incertitude politique demeurera, notamment en matière de fiscalité. Il n’est pas le premier outre-Atlantique à exprimer des doutes sur l’action de la banque centrale.

Aucun verdict de la part de Moody’s concernant l’Espagne n’a été communiqué pendant le week-end alors que les investisseurs s’attendaient à une dégradation.

Aujourd’hui, l’attention des investisseurs du marché des changes se portera sur les données macroéconomiques. Plusieurs indicateurs PMI seront communiqués toute la journée, notamment dans la zone euro où on s’attend à une forte chute de l’activité manufacturière en Espagne en raison de l’augmentation de la fiscalité. Outre-Manche, le PMI manufacturier sera aussi publié pour septembre ce matin et cet après-midi il faudra attendre l’indice ISM américain qui est prévu en faible hausse.

Deux discours seront à ne pas rater aujourd’hui: celui de Ben Bernanke sur la politique monétaire à Indianapolis à 18h30 et celui de deux membres de la BCE, Jürg Asmussen et Ewald Nowotny à Vienne à la même heure. On attend toujours aussi la décision de Moody’s.

Sur le marché des changes, les indicateurs PMI auront un impact certain sur la paire eurodollar qui devrait, comme la semaine dernière, poursuivre sa phase d’affaiblissement en raison des inquiétudes persistantes sur l’Espagne. Le discours de Ben Bernanke risque aussi d’influencer la paire car on peut espérer quelques clarifications sur le programme lancé mi-septembre. A l’ouverture des places européennes ce matin, l’euro était toujours sous 1.29.

 

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