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Brexit : Ce que la BoE et le gouvernement planifient

Le chancelier britannique Hammond a dévoilé les plans du gouvernement pour fournir un soutien fiscal et préparer, ainsi, l’économie du pays pour le brexit. Il semblerait que la BoE soit, quant à elle, en mission secrète… Parce que cet événement, sans précédent, intéresse les traders du marché des changes, voici quelques précisions.

Prévision d’automne
Dans un souci de renforcement de la confiance dans l’économie britannique, le chancelier Philip Hammond a commencé par préciser que le FMI estime que le Royaume-Uni est en passe de devenir l’économie avec la plus forte croissance cette année. Il a même souligné que le chômage se situait à un niveau record et que la croissance devrait dépasser les estimations de mars dernier.
Il a, ensuite, admis que la croissance devrait ralentir au cours des deux prochaines années en raison de la baisse des investissements et de la faiblesse de la demande des consommateurs, probablement stimulée par la hausse des prix intérieurs, la dépréciation de la livre et l’incertitude entrainée par le brexit.
Pour y remédier et maintenir l’économie à flot, le gouvernement a lancé les mesures de relance budgétaire suivantes :
– Réduction de l’impôt sur les sociétés à 17% d’ici 2020,
– 400 millions d’euros d’investissement pour les petites entreprises innovantes,
– Augmentation de l’allègement fiscale pour les entreprises en zone rurale,
– Gel des taxes sur les carburants pour 2017,
– Augmentation de l’allocation personnelle et seuil tarifaire plus élevé,
– Réduction du crédit universel de 65% à 63%,
– 23 milliards de livres en dépenses d’infrastructure,
– 2,3 milliards de livres pour les logements neufs,
– 390 millions d’euros d’investissement dans la future technologie des transports,
– Investissement de 1 milliards de livres dans les essais de fibre optique à large bande et le réseau mobile 5G d’ici 2020, 2021.
– Augmentation de 2 milliards de livres de budget par an pour la recherche et le développement,
– 800 millions de livres alloués au gouvernement écossais, 400 millions pour les Gallois et 250 millions pour l’Irlande du Nord,
– 10 millions de livres pour soutenir des projets culturels dans l’ensemble du Royaume-Uni
Les taureaux de livres ont été impressionnés par les plans du gouvernement pour desserrer les cordons de la bourse britannique. Cependant, les opposants au brexit ont rapidement souligné le fait qu’un grand nombre de ces éléments ne sont que des objectifs et non pas des injections immédiates.


Positionnement de Carney

Mark Carney, le gouverneur de la banque centrale d’Angleterre ne se réjouit guère de cette situation. Il aurait, en plus, une mission secrète à faire : convaincre le premier ministre Theresa May de repousser la date du brexit plus tard.
Apparemment, il a organisé des diners pour les banquiers d’investissement et les directeurs financiers des grandes banques britanniques au cours des deux dernières semaines. L’idée derrière ces invitations est évidemment de trouver un accord transitoire relatif au brexit. Il se murmure même que Carney a fait appel à des fonctionnaires de l’UE aux mêmes fins.
Carney a déjà mentionné à plusieurs reprises, le fait que le pays a besoin de temps pour sortir de l’UE. Deux années, ne sont pas suffisantes selon lui.

Même si le gouverneur Carney a du poids sur l’échiquier national, le calendrier relatif au brexit reste à l’appréciation du premier ministre du pays qui ne semble pas vouloir temporiser.

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