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Ce qu’il fallait retenir de la dernière réunion de la BCE

Au cas où vous auriez raté la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale européenne, voici un petit aperçu de ce qu’il s’est passé.

Un point de vue sur la performance économique partagé
Tout d’abord, les bonnes nouvelles : le procès-verbal de la réunion indique que la plupart des membres du MPC s’accordent sur le fait que l’activité économique se relève. Ils ont même revu à la hausse ses prévisions de croissance pour le premier trimestre 2014 passant de 0.9% à 1%.
Pour les nouvelles moins réjouissantes, le rapport a également montré que les décideurs s’attendent à un ralentissement de la croissance au deuxième trimestre de l’année.

Des craintes d’inflation
Comme indiqué dans le compte rendu de la réunion de la BCE, l’une des principales incertitudes économiques est résolument l’inflation. Evidemment me direz vous puisque le mandat de la banque centrale européenne repose sur le maintien de la stabilité des prix.
En considérant le cas de l’économie britannique, l’inflation a baissé de 1.7% en février à 1.6% en mars, son plus bas niveau depuis octobre 2009. C’est également bien en dessous de la cible annuelle de l’IPC de la BCE situé à 2% ce qui contraint le gouverneur Carney à retarder le resserrement attendu de sa politique monétaire.


La persistance du ralentissement du marché du travail
Autre facteur dépendant directement des attributions de la banque centrale européenne, le ralentissement du marché du travail persistant. Rappelons que la ligne de conduite était d’envisager une hausse des taux d’intérêt lorsque le taux de chômage se situerait à 7% mais il semble que les décideurs politiques ne croient  plus que ce chiffre dresse un tableau précis de la situation de l’emploi.
En particulier, les responsables politiques ont fait remarquer que la dernière amélioration annoncée dans le rapport sur l’emploi a été principalement stimulé par la forte augmentation de l’emploi indépendant.

Voilà en substance ce qu’il fallait retenir du dernier procès-verbal de la BCE. Pas aussi belliciste que le voudraient les bulls amateurs de livres sterling mais pas aussi mauvais que les dernières publications du FOMC qui jettent beaucoup de doutes sur les prévisions de hausse des taux d’intérêt du gouverneur de la FED, Janet Yellen.

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