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Cette devise a été la plus forte au cours de la semaine mais il ne faut surtout pas l’acheter!

L’attention des cambistes ne s’est pas portée ces dernières séances uniquement sur la “guerre des devises” internationale. Non. Les investisseurs se sont aussi enquis de la très bonne performance depuis le début de la semaine du dollar néo-zélandais (NZD). Beaucoup de cambistes ont trouvé dans ce dollar un intérêt certain à cause de son taux de rendement qui reste encore relativement attractif et qui constitue une bonne alternative face à un dollar australien (AUD) qui est à la traîne depuis le début de l’année et continue de baisser sur le forex.

Cependant, les récents gains du dollar néo-zélandais doivent inciter fortement à la prudence. On peut même affirmer que cette performance récente est en grande partie injustifiée. Bien qu’il soit vrai que les données publiées cette nuit peuvent encourager le renforcement du NZD, les statistiques des jours précédents n’expliquent en rien la bonne tenue de la devise face à ses principales contreparties.

Un vainqueur par défaut – Si on s’intéresse de plus près à la monnaie néo-zélandaise, celle-ci fait partie des devises matières premières avec le dollar canadien et le dollar australien. Du point de vue du rendement, le NZD est moins attractif que le dollar canadien, mais plus que son cousin australien. On voit donc rapidement où est le problème. Le taux de rendement convenable offert par le NZD ne peut pas justifier le fait que cette devise ait l’une des meilleures performances mondiales depuis lundi. Surtout, la Nouvelle-Zélande est, dans le panier des pays matières premières, la nation qui possède certainement l’économie la moins sophistiquée et vigoureuse. Il ne faut pas non plus espérer qu’en cas de réelle “guerre des devises” (on y revient!), la Nouvelle Zélande restera passive et n’osera pas dévaluer sa monnaie pour ne pas faire les frais des politiques monétaires des autres pays. L’Australie envisage sérieusement une nouvelle baisse des taux et le Canada est juste derrière. De fait, la hausse du dollar néo-zélandais s’explique principalement par la croyance des investisseurs que la Nouvelle-Zélande ne va pas réagir face à une “guerre des devises”. Ce qui est faux! Une fois que l’Australie et le Canada se seront positionnés, ce sera le tour de la Nouvelle-Zélande.

La baisse du NZD est déjà actée – Pour l’instant, les bullish tiennent clairement le marché mais d’ici peu, un retournement de tendance va se poursuivre. Il est simplement question de jours. Techniquement, la barrière psychologique de 0.8500 a agit comme une formidable résistance au cours des douze derniers mois. Toutes les tentatives de franchir ce niveau se sont soldées par un échec retentissant. On ne peut pas encore s’aventurer à affirmer qu’une cassure est en vue mais elle arrivera tôt ou tard et, alors, il faudra être prêt à agir. De même, une attention toute particulière doit être accordée au GBP/NZD qui a de grandes chances dans les jours à venir d’atteindre de nouveaux plus bas, à cause des inquiétudes au sujet de la situation économique britannique. Si ce mouvement baissier plus accentué est confirmé, on peut déjà anticiper un retour à la hausse rapidement après. Au cours des dernières semaines, seules les paires en JPY ont offert un peu d’activité sur le forex mais le NZD n’est pas non plus à négliger car nous sommes arrivés pour bien des contreparties à des situations de rupture.

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