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Chypre de nouveau dans la tourmente

Qui pouvait raisonnablement croire que la crise chypriote était totalement derrière nous? La preuve en est, Chypre est de nouveau dans la tourmente. Le président de l’île, Nicos Anatasiades, a envoyé en début de semaine une lettre à tous les leaders de la zone euro afin de leur demander de renégocier les termes du sauvetage du pays. Selon lui, les mesures mises en oeuvre notamment contre les deux principales banques du pays l’ont été “sans une préparation prudente”. De fait, comme ce fut le cas pour la Grèce il y a quelques années, le pays ne dispose désormais plus de suffisamment de liquidités.

Le pays a été contraint en mars dernier d’accepter un sauvetage pour le moins polémique puisque les détenteurs de comptes ayant plus de 100 000 euros comme solde ont été mis à contribution de manière forcée. Une première. Malgré le plan de secours, le pays fait face à un effondrement de son économie, avec une récession qui pourrait atteindre cette année 8.7% voire même plus selon de nombreux analystes, du fait de l’exposition toujours évidente du gouvernement aux banques du pays.

Pour faire face à une situation qui se dégrade chaque jour un peu plus, mais qui laisse de marbre les marchés financiers et l’eurodollar, le président chypriote a demandé un accroissement de l’aide qui est pour l’instant de 10 milliards d’euros. Il a également demandé qu’une partie des fonds d’urgence débloqués soient convertis en obligations de long terme ce qui aurait pour effet positif de ramener les coûts actuels que doit supporter le pays à un niveau plus soutenable.

En d’autres termes, il n’y a pas une demande de renégociation formelle de l’accord avec la troïka conclu en mars dernier, mais plutôt une requête d’assouplissement pour faire face aux conséquences négatives de la crise. Pour l’instant, Chypre n’a eu aucune réponse de la part de la troïka. Le gouvernement chypriote, qui n’a plus vraiment de pouvoir réel sur la conduite des affaires du pays, en est désormais réduit à attendre et à espérer. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de la Grèce il y a peu de temps.

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