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CITI met le feu aux poudres en prédisant la sortie de la Grèce et de Chypre de l’euroland

C’est un peu à qui sera le plus pessimiste…Bien que le programme OMT de la BCE et les mesures prises par les gouvernements européens pour engager des réformes structurelles et réduire les déficits aient, semble-t-il, entraîné un apaisement certain des marchés financiers, les Américains ne dissimulent pas leur scepticisme au sujet de la survie de l’Union Monétaire en l’état.

Dans une récente note sur les perspectives économiques de l’euroland, CITI a ainsi maintenu sa prévision de sortie de la Grèce et de Chypre de la zone euro à court ou moyen terme. “Nous nous attendons à ce que la zone euro reste en récession cette année et en 2014, avec des récessions très accentuées dans la plupart des pays de la périphérie, et avec de nouveaux épisodes d’agitation sur les marchés financiers” est-il ainsi écrit.

A raison certainement, CITI considère que Chypre va être contraint de demander une restructuration de sa dette, Athènes est d’ailleurs sur la même ligne d’après des responsables politiques grecques, afin de faire la demande à la troïka d’une nouvelle restructuration. Pour autant, les tensions à prévoir seront probablement gérées sans trop de fracas au niveau des marchés financiers. Après de nombreuses inquiétudes, les investisseurs ont accepté la première restructuration de la dette grecque en 2010, les agences de notation considérant même qu’il ne s’agit pas d’un “évènement de crédit” étant donné que le pays était volontaire pour choisir cette solution. De fait, et considérant le poids économique de Chypre au sein de la zone euro, il est peu probable que les tensions potentielles à venir forcent la Grèce et/ou Chypre à sortir de l’Union surtout après les nombreux efforts demandés aux populations de ces deux pays. Politiquement, un tel scénario est peu crédible.

Toujours dans la même optique, CITI a déclaré dans cette note s’attendre à ce que “l’Italie et l’Espagne finalement entrent d’une manière ou d’une autre dans un programme du MES cette année”. Ce scénario est pourtant rejeté par les nombreux observateurs européens qui soulignent que l’Espagne, engagée sur la voie des réformes, peut normalement faire face à l’austérité sans aide extérieure. Du côté de l’Italie, en dépit d’un risque politique encore bien présent, le pays est loin de faire l’objet d’une attaque en ordre des spéculateurs comme l’a montré hier encore l’évolution des taux obligataires italiens. Tout cela, grâce à la BCE qui, bien que souvent critiquée en France, a réussi à endiguer la vague de panique et la crainte d’une contagion de la dette souveraine avec son programme OMT.
 

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