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Commentaire de marché: La zone euro est quasiment entrée en déflation

Le risque de déflation est de plus en plus un élément à prendre en compte sur les marchés financiers en raison de l’influence qu’il peut avoir sur les décisions de politique monétaire. Bien que la zone euro devrait éviter de justesse la déflation, l’évolution du niveau général des prix va continuer à être très largement sous la cible de la BCE. Au cours des prochains mois, l’inflation pourrait selon nos prévisions économiques continue de chuter sous son niveau actuel, c’est-à-dire 0.7% en mensuel.

Les récents chiffres allemands ont validé ce scénario, avec une chute accentuée des prix alimentaires et de certains biens industriels.

La situation favorise une réaction à moyen terme de la BCE qui ne pourra pas ne pas agir si les prévisions d’inflation chutent trop en-dessous de sa cible annuelle, remettant ainsi en cause directement la crédibilité de l’institution et sa capacité à remplir son mandat.

Nous maintenons nos anticipations d’action, à savoir la mise en place au cours du premier semestre 2014 d’un nouveau cycle de LTRO qui pourrait intervenir de manière concomitante avec une baisse du taux de refinancement ou, plus certainement, la mise en place de taux négatifs.

Cette dernière option a été évoquée ces derniers mois mais semble avoir de plus en plus de crédit auprès des principaux responsables de la BCE, à commencer par Mario Draghi.

La validation d’une telle hypothèse pourrait intervenir rapidement car la banque centrale doit publier, lors de sa réunion de décembre, ses perspectives économiques, à commencer par la révision probable à la baisse de l’inflation pour l’an prochain et ses premières estimations pour 2015.

De nouvelles mesures de soutien à l’économie dans la zone euro vont se traduire directement par une baisse de l’euro/dollar sur le marché des changes. Notre objectif à six mois est maintenu à 1.30. Le différentiel de politique monétaire entre les deux bords de l’Atlantique devrait favoriser, en l’état actuel des choses, le rebond du dollar américain tandis que l’euro restera pénalisé par des perspectives encore moroses.
 

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