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Des voix s’élèvent pour renforcer la réglementation Volcker

Alors qu’elle ne devrait entrer officiellement en vigueur qu’en 2012, la réglementation Volcker pourrait être encore davantage renforcées. Du moins, c’est le voeux fait par Thomas Hoening, membre de la banque centrale américaine, qui souhaite encore plus réduire la gamme des activités des établissements bancaires qui font l’objet d’une garantie publique, c’est à dire de la FDIC.

La réglementation Volcker, du nom de l’ancien dirigeant de la Fed qui est depuis conseiller de l’administration démocrate, fait partie d’un ensemble de réformes du système financier qui furent adoptées à l’été 2010 par le Congrès américain, en réaction directe à la crise des subprimes de 2008.

Cette réglementation met un frein très net au développement des activités des banques de dépôt en leur interdisant de spéculer sur certains titres financiers et produits dérivés en d’investir ou de détenir des parts dans des hedge funds ou des sociétés de capital-investissement. L’objectif est d’éviter que la crise financière qui a nécessité que le gouvernement fédéral américain injecte des milliards pour sauver Wall Street ne se reproduise.

La proposition de Thomas Hoening est de réduire à la portion congrue les activités des banques en les obligeant à se concentrer sur leur coeur de métier ce qui implique le prêt et la collecte des dépôts, le conseiller financier, la gestion d’actifs et de patrimoine et enfin le placement et la souscription de titres financiers.

La réglementation Volcker est parti du constat que les banques, qui pouvaient se targuer de la garantie du FDIC, ont décidé de s’aventurer dans des activités risquées qui ont précipité une quasi-faillite du système bancaire américain. Les faillites de banques se poursuivent d’ailleurs encore aux Etats-Unis.

Un renforcement de cette réglementation ne semble toutefois pas plausible pour le moment en raison du calendrier politique. Les deux principaux partis, et surtout les démocrates, sont actuellement en période de collecte de fonds dans la perspective de la présidentielle. Parmi les pourvoyeurs de fonds les plus importants figurent les banques de Wall Street. Il est donc probable qu’un éventuel renforcement ne soit d’actualité qu’après les élections.

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