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Données sur l’emploi américain et canadien

Au regard des derniers chiffres relatifs à l’emploi, il semble que l’on assiste aujourd’hui à un certain ralentissement mondial du marché du travail. Nous nous concentrerons aujourd’hui sur les données venues des Etats-Unis et du Canada et analyserons les conséquences sur le forex et les dollars américains et canadiens.

Rapport NFP sur l’emploi américain
Pour le mois d’août, l’économie américaine a ajouté seulement 142 000 nouveaux emplois, son gain le plus bas depuis le début de l’année. De plus, les lectures des rapports précédents ont subi des révisions à la baisse, la croissance de l’emploi de juin et de juillet a donc été plus faible que ce qui a été annoncé. Notez cependant, que le taux de chômage a, tout de même, observé un recul puisqu’il est passé de 6,2% à 6,1% en août.
Plus rassurant, les gains horaires moyens ont augmenté, comme attendu, de 0,2% ce qui reflète une croissance légère des salaires sur le mois. D’autres éléments du rapport ont aussi montré quelques progrès. En effet, le taux de sous-emploi est passé de 12,2% à 12% et le chômage de longue durée marque un léger recul.
Alors que le rapport NFP d’août n’est pas si mal, il n’est cependant pas encore assez bon pour pousser la fed dans une direction plus belliciste. Selon certains membres de la Reserve Federal, il reste une importante capacité excédentaire sur le marché de l’emploi américain c’est pourquoi il convient de maintenir la politique monétaire inchangée jusqu’à ce que l’économie se rapproche du plein emploi.

Rapport sur l’emploi canadien
Au Canada, l’emploi a enregistré un recul du nombre de ses travailleurs. En effet, c’est un chiffre négatif de 11 000 qui a été révélé alors que les observateurs du marché s’attendaient à une augmentation de 10 300 nouveaux emplois. Malgré ces données peu réjouissantes, le taux de chômage a réussi à se maintenir à 7% grâce notamment à la forte baisse du taux de participation. En effet, 20 800 canadiens ont quitté le marché du travail au cours du mois, il s’agit de la plus forte baisse depuis novembre 2001. Notez enfin, que la productivité du travail trimestriel a bondi de 1,8%, la plus forte hausse depuis 1998.
Bien que cela ressemble à des bonnes nouvelles, l’augmentation du travail suggère que les entreprises n’ont pas besoin d’accélérer leurs efforts de recrutement ou de simplement augmenter les salaires pour stimuler la productivité. Pour le moment, les salaires moyens sont en hausse de 2,3% sur une base annualisée mais la plupart des analystes économiques pensent que cette augmentation ne sera pas soutenue compte tenu de la forte augmentation de la productivité du travail.

Pour résumer, même si les Etats-Unis et le Canada ont imprimé des chiffres plus faibles que prévu il semble que cela n’affecte pas plus que cela le cours de leur monnaie. Le dollar USD se porte en effet très bien sur le forex, tout comme son homologue canadien d’ailleurs.

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