Euro et livre sterling tirent leur épingle du jeu

A l'instar des semaines précédentes, les devises jugées à risque sur le marché des changes continuent sur leur pente ascendante, sous l'effet d'une reprise de la confiance des investisseurs, qui perçoivent des signes de reprise, et sous l'effet des déboires du dollar.
euro_livre_sterling.jpg

A l’instar des semaines précédentes, les devises jugées à risque sur le marché des changes continuent sur leur pente ascendante, sous l’effet d’une reprise de la confiance des investisseurs, qui perçoivent des signes de reprise, et sous l’effet des déboires du dollar.

L’euro – Le début de semaine pour la monnaie unique fut un peu poussif à cause d’un regain de craintes sur les perspectives économiques dans la zone euro. En effet, par rapport aux Etats-Unis et aux pays émergents, l’Europe semble un peu à la traîne, le chômage ayant notamment connu un bon énorme puisque plus de 1,22 million de personnes ont perdu leur emploi dans la zone euro au premier trimestre. Pour autant, la monnaie unique s’est vite reprise, notamment avec la publication de l’indice ZEW, pour finir vendredi en nette hausse face au dollar, évoluant au-dessus de 1,40 dollar. Même si les perspectives économiques dans la zone euro sont encore fragiles et que les retombées d’une dévaluation du lats font encore frémir les investisseurs, la monnaie unique profite d’un mouvement de confiance sur le marché. Les cambistes s’attendent à une reprise prochaine, conforté dans cette optique par une révision à la hausse des perspectives par le Fonds Monétaire International.

Le dollar – A l’instar du yen, le dollar est le grand perdant de ce retour de la confiance. D’une part, le dollar est pénalisé par son statu de valeur refuge et, d’autre part, par les inquiétudes persistantes sur la dette américaine. Pour autant, les cambistes restent impressionnés par la résistance de la devise américaine. En effet, le dollar a à peine sourcillé à l’issue de la réunion des BRIC qui a notamment appelé à une diversification des devises de réserve internationales. Il y a à peine quelques semaines, une telle déclaration aurait eu pour conséquence un net décrochage du dollar sur le marché des changes. En fait, nul n’est dupe sur le forex : les BRIC ne sont pas prêts de se tirer une balle dans le pied pour entrer dans la cour des grands. Détenant à eux seuls plus des deux tiers des 6700 milliards de dollars de réserves de changes mondiales, la Chine et la Russie ne sont pas prêts à perdre leur trésor de guerre. Par conséquent, les joutes oratoires n’ont plus vraiment d’effet sur le dollar et les analystes parient désormais sur un rebond de la devise américaine.

Ainsi, les économistes d’Aurel BGC prédisent que le dollar pourrait terminer l’année à 1,25 pour un euro. D’une part, les incertitudes entourant l’évolution des indices boursiers pourraient jouer en faveur du dollar et, d’autre part, les Etats-Unis devraient sortir de la crise avant les économies européennes. Même les incertitudes entourant la dette américaine ont été levées en fin de semaine par l’agence de notation S&P, celle-ci assurant qu’il n’y a pas de raison à moyen terme d’abaisser la note des Etats-Unis.

La livre sterling – La livre sterling a confirmé, une fois de plus, son grand retour sur le marché des changes. Sa descente aux enfers en fin d’année dernière ne semble plus être qu’un mauvais souvenir. Après avoir frôlé la parité avec la monnaie unique européenne et avoir enfoncé le seuil de 1,45 dollar pour la première fois en l’espace de six ans, la devise britannique prend sa revanche, regagnant notamment 16% face à l’euro.

La lire turque – Enfin, la banque centrale turque a décidé de baisser de nouveau son principal taux directeur d’un quart de point, le ramenant ainsi à 8,75%. C’est la huitième baisse consécutive décidée par la banque centrale alors que l’inflation est tombée à 5,2% au mois de mai, un niveau qui ne fut plus atteint depuis juillet 1970. Cherchant toujours à s’extraire le plus rapidement de la crise économique, la Turquie est toujours en négociation avec le Fonds Monétaire International en vue de l’octroi d’une aide. Le PIB turc a, en effet, sombré au premier trimestre de cette année, dégringolant de 10% alors que la lire turque commence à se reprendre sur le marché des changes, profitant du goût pour le risque des investisseurs.

user

user

Commentaires

Inscrivez vous a la lettre quotidienne

Recevez quotidiennement les infos du marche.

Fonction du site

  • L'actualite du forex
  • Devises Majeures
  • Analyse Technique
  • Crypto-monnaies
  • Brokers recommandes

Get Started

  • Tutorials
  • Resources
  • Guides
  • Examples
  • Docs

Forex.fr

  • Notre Histoire
  • L''equipe
  • Termes d'utilisation
  • Votre vie privee

Librairie