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Goldman Sachs contre-dit nos prévisions Forex 2014 pour l’Eurodollar

Pour 2014, l’équipe d’analystes de Forex.fr table sur un affaiblissement continu de l’euro face au dollar, avec un objectif de taux de change à six mois qu’on place à 1.30, et à un an à 1.25 sur le marché des changes.

En tenant compte du retour progressif à une politique monétaire conventionnelle de la FED et à de solides perspectives de croissance pour les Etats-Unis, ce qui contraste avec la situation qui risque de prévaloir en zone euro, le marché devrait réagir en achetant des dollars au détriment de la monnaie unique.

Le schisme économique américano-européen

Aux Etats-Unis, le consensus s’attend à ce que Janet Yellen, qui va prendre ses fonctions officiellement à la fin du mois, poursuive la diminution du montant mensuel des rachats d’actifs de la banque centrale, tout en affinant précisément la stratégie de forward guidance.

En Europe, face à une croissance qui peine à créer des emplois durables et à un niveau de crédit qui demeure encore faible, comme en témoignent les derniers chiffres de la masse monétaire M3, la BCE sera contrainte d’agir dès le T1. Au minima, une nouvelle opération de refinancement à très long terme (LTRO) en direction des banques est prévisible. D’autres scénarios ont cours sur les marchés financiers mais ne sont pas validés par les derniers propos des membres du Conseil des gouverneurs de la BCE. Parmi eux, une nouvelle baisse des taux directeurs ou un taux de dépôt négatif.

Des situations individuelles au sein de l’Union Monétaire, comme celles de la France, sont aussi susceptibles d’influencer politiquement les décisions à venir de la BCE en direction de plus d’assouplissements.

Les contre-prévisions de Goldman Sachs

A rebours du consensus qui prévaut sur le marché des changes, la banque d’affaires Goldman Sachs annonce un taux de change Eurodollar à 1.40 à la fin de l’année.

Selon les analystes de Goldman, le processus de diminution des rachats d’actifs de la FED est perçu à tort par les cambistes comme un resserrement de la politique monétaire. Tant que les taux restent bas aux Etats-Unis, le différentiel de politique monétaire avec la zone euro ne devrait pas avoir d’influence réelle sur les cours.

Au demeurant, l’euro pourrait profiter de plusieurs facteurs non encore prévus par le marché comme: la révision des prévisions de croissance pour l’Euroland, un maintien solide des flux de capitaux entrants, une amélioration du surplus du compte courant ou encore une hausse de la proportion d’euros détenus par les banques centrales au sein de leurs réserves.

Quel scénario sera le plus juste?

Les différents scénarios qui prévalent sur le marché des changes ne commenceront probablement à être vérifiés qu’à la fin du deuxième trimestre lorsque les tendances de fond, en termes de croissance principalement, seront à l’oeuvre. C’est également sur cette première période que nous devrions avoir une confirmation des biais choisis de politique monétaire.

Le dernier point à prendre en considération, et qu’il est encore impossible d’appréhender, sera l’évolution de l’appétit au risque qui dépendra non seulement du maintien de l’activité économique mais également de nombreux autres éléments externes au marché.

 

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