Press "Enter" to skip to content

La FED joue avec les anticipations des marchés pour éviter le pire

La réunion de la FED sur sa politique monétaire s’est terminée hier, elle s’est étalée sur deux jours. Le président de la Réserve Fédérale Ben Bernanke a été plus clair sur ses intentions, comme on pouvait l’attendre.
En effet, le comité de politique monétaire estime qu’il ferait bien de modérer le rythme des rachats d’actifs plus tard cette année, avec une fin de rachats vers mi-2014 si les indicateurs économiques continuent de correspondre aux attentes de la FED. 
Actuellement, en Amérique, on observe une diminution des risques pesant sur les perspectives économiques, et une diminution du taux de chômage (mais qui demeure néanmoins trop élevé). 
La FED réaffirme qu’elle ne relèvera pas ses taux d’intérêts avant que le chômage ne passe en dessous du seuil des 6.5%.

Ces injections massives de liquidités dans l’économie, avec celle de la BCE et de la Banque du Japon ont permit aux marchés boursiers de connaître un rallye haussier, les marchés ont été mis sous “perfusion”, ils ne reflètent plus réellement l’économie. 
Les investisseurs à la recherche d’actifs plus rentables ont préféré investir dans les actions, devises, dettes des pays émergents, créant ainsi une bulle spéculative, qui se dégonfle désormais après la déclaration de Ben Bernanke. Le FMI avait mis en garde sur une possible surchauffe de ces pays.

Mais lorsque Ben Bernanke, le président de la FED, déclare le 22 mai dernier vouloir réduire le rythme de l’assouplissement quantitatif, la bourse chute après avoir enchaîné les records. De plus, les investisseurs depuis cette date accueillent les publications meilleures que prévu comme une mauvaise nouvelle. Redoutant ainsi une diminution des injections de liquidités en raison d’une amélioration des perspectives économiques, amplifiant ainsi la décorrélation des marchés avec l’économie réelle.

Le contexte actuel rappelle celui de 1937/1938 pendant lequel la politique monétaire menée par la FED avait été resserrée et durcie trop vite alors que la conjoncture manquait de solidité malgré des signaux positifs. Cet arrêt brutal replongea l’économie américaine en récession. Cela montre que les réactions peuvent être très violentes et confirme qu’il est extrêmement difficile de piloter la sortie de ces politiques non conventionnelles.

Il est évident que si aujourd’hui la FED décide de tout arrêter, la bourse connaitra alors une forte chute sur le court terme. C’est pour cela qu’il faudra diminuer le QE progressivement sur le moyen-long terme, afin d’éviter une déstabilisation des marchés financiers, des taux d’intérêt et du crédit.
 

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *