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La Grèce et l’UE ont trouvé un accord temporaire

Juste avant que l’horloge sonne minuit vendredi, les représentants du gouvernement grec et les dirigeants de l’UE sont parvenus à un accord permettant à la Grèce d’obtenir une bouée de sauvetage de 4 mois et de rester pour le moment dans la zone euro. C’est donc une première victoire pour Alex Tsipras et son ministre des finances Yanis Varoufakis. Voyons tout ce qu’il faut savoir de cet accord.

En premier lieu, cela a permis à l’euro de respirer un peu et de récupérer contre ses homologues du marché des changes en fin de semaine dernière. Reste à savoir si ces rassemblements vont durer. En effet, l’accord conclu vendredi n’est qu’un délai pendant lequel que les dirigeants de la Grèce doivent se démener pour dresser une liste de proposition et ainsi trouver une solution à la dette. Les fonctionnaires de l’UE et ceux du FMI analyseront ensuite les teneurs du plan.

Selon Tsipras, les négociations ne font que commencer, s’ils ont gagné une bataille ils n’ont pas encore gagné la guerre et les vraies difficultés arrivent. En effet, le chef du gouvernement grec et son équipe doit maintenant convaincre leurs créanciers qu’ils sont capables de réduire les mesures d’austérité tout en stimulant leur excédent budgétaire et en remboursant leurs titres de créances.

La liste des propositions de la Grèce pourrait inclure des réformes concernant le droit du travail, des modifications relatives aux lois sur les prêts non performants et des mesures plus strictes contre l’évasion fiscale. Bien que le plan soit soumis à approbation, il est intéressant de noter que l’UE a décidé de laisser la Grèce décroché de ses mesures d’austérité cette année. Le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble qui a récemment marqué sa désapprobation a d’ailleurs fait remarquer que ces plans étaient illusoires.


Grâce à la probabilité de voir la Grèce rester en zone euro pour le moment, l’euro se maintient sur le marché des changes. Les analystes restent cependant inquiets que d’autres pays endettés comme le Portugal ou l’Irlande ne suivent le même chemin de rébellion de la Grèce ce qui ferait planer de lourdes incertitudes sur la région.

Vous l’aurez compris, les quatre prochains mois sont cruciaux à la fois pour la Grèce, la zone euro et la monnaie commune. Il faudra donc attendre pour savoir si le problème de la dette grecque finira par faire sortir le pays à sortir de l’UE.

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