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La reprise du dollar en vue de la prochaine réunion de la Fed

En ce début de semaine, il semble que le mouvement de court-terme du moment est un retour de forme du dollar en avance de la réunion de mercredi du FOMC (Federal Open Market Committee, celui-ci est composé des 7 membres du conseils des gouverneurs et de 5 des 7 présidents de banques de réserve. Le FOMC supervise les opérations de marché « open market », instrument principal de la politique monétaire US, fixe des limites à la croissance des agrégats monétaires et dirige les opérations de la Réserve Fédérale sur les marchés des changes étrangers).

Les intervenants sur le marché anticipent le début de la normalisation de la politique fiscal et monétaire, avec un œil attentif envers l’évolution du taux d’intérêt. Dans les prochains mois, et contrairement à ce qu’on a vécu dans l’année écoulée et jusqu’il y a quelques mois, on attend que le marché des devises soit poussé par les différentiels des taux d’intérêts sur les différentes monnaies. En effet, outre le dollar, le franc suisse et la Livre sterling ont été pénalisé par les traders récemment, à cause de la politique des banques centrales. Si cette intention se confirme, on s’attend à un allègement de la pression à la vente sur le dollar. Ceci dit, avec des marchés asiatiques en semi-berne suite à une fête au Japon et assez peu de nouvelles économiques, on sent que les marchés « s’ennuient » presque et cherchent une excuse pour effectuer une correction sur les derniers mouvements du dollar. Ceci dit, le dollar continue à se renforcer face au Yen suite à des commentaires d’économistes selon lesquels la BoJ serait la seule banque centrale du G10 à ne pas relever son taux en 2010, à cause des prédictions économiques pessimistes sur l’état de l’économie japonaise. Jusqu’à mercredi, on s’attend à voir des échanges indécis sur le dollar, et donc nous conseillerions plutôt des stratégies attentistes avec peu de volatilité

Bien que l’activité des banques centrales cette semaine sera concentrée surtout sur les banques centrales du G10, nous suivrons avec intérêt les décisions de la Banque centrale d’Afrique du Sud (SARB) mardi, ainsi que de celles de la République tchèque et d’Israël jeudi, celle-ci présentant un intérêt particulier au vu du fait que Stanley Fischer a été le premier directeur de banque central au monde a remonter le taux d’intérêt.

Le consensus parmi les analystes est que la SARB va maintenir le taux d’intérêt à 7%, mais la paire USD/ZAR pourrait fluctuer fortement en cas de surprise et on s’attend en fait à une correction suite au déclin de ces 9 derniers mois. La Banque d’Israël devrait maintenir son taux à 0.75%, mais on chuchote de plus en plus que le taux pourrait bien monter de 0.25%, surtout devant les estimations de plus en plus optimistes des banques étrangères, la dernière en date étant UBS, selon lesquelles Israël sortira très vite de la crise.

En République tchèque, on ne s’attend à aucune surprise et le taux devrait rester à 1.25%.
De manière générale, le trend semble stable: le goût du risque est revenu et le dollar est sur le déclin. Cette correction avant la réunion du FOMC doit donc être vue comme une opportunité d’acheter des avoirs risqués et de vendre ses dollars sur des rallyes.

Dans ce contexte, il est intéressant de noter la remarque du Bulletin trimestriel de la Banque d’Angleterre, qui dit que les investisseurs dans les pays ayant un surplus deviendront de plus en plus réticents à investir dans les obligations des pays ayant un fort déficit, tels que les États Unis ou le Royaume Uni, par exemple. Il est clair qu’une telle situation renchérira le coût de l’emprunt dans ces pays et que le rendement sur leurs obligations augmentera.

Le déficit de la balance commerciale anglaise s’est atténué depuis son record de septembre 2007, grâce à la dépréciation de la livre. La BoE estime que ce fait est à replacer dans le contexte d’une rééquilibrage de l’économie anglaise, qui devra inclure une baisse du taux de change réel, avec une poursuite de la faiblesse de la livre, ce qui se confirme sur les marchés avec la poursuite de la baisse de la livre.

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