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La revue écofin du 12 juillet 2012: Faut-il laisser l’euro se dévaluer?

Les éléments Forex clés

• Nouveau plus bas de deux ans pour la monnaie unique européenne

• Le dollar australien en forte baisse après l’annonce de la BoJ

• La sortie de crise passe-t-elle par une dévaluation de l’euro?

Journée mouvementée hier pour la paire EURUSD qui semblait être repartie à la hausse dans la matinée mais qui s’est effondrée à 1.2230 à la clôture des places européennes. Au cours de la séance asiatique, la monnaie unique chutait de 0.35% face au dollar (atteignant 1.2220, le nouveau plus bas de deux ans) et 0.28% face au yen en moins de 15 minutes.

A l’ouverture des marchés ce matin, l’euro repartait à la baisse, rencontrant un support à 1.2220 dollar mais qui risque de céder au cours de la journée, la monnaie unique pourrait ainsi passer sous la barre des 1.22 USD au cours d’une journée erratique sur le Forex.

Après l’annonce de la modification des prévisions de croissance (de 2.3% à 2.2%) et d’inflation (de 0.3% à 0.2%) de la Banque Centrale Japonaise (qui a provoqué les chutes importantes évoquées ci-dessus), le dollar australien s’effondrait à son tour contre toutes les devises majeures. L’Australie, maintenant des liens économiques très étroits avec l’Asie, verrait ses exportations chuter de manière importante si ces prévisions s’avéraient exactes.

La 5ème devise du Forex a ainsi perdu plus de 1.4% face à la devise nippone et de 1% face au dollar américain depuis cette nuit.

Mario Draghi déclarait hier “il n’est pas évident qu’il existe encore des mesures non orthodoxes qui soient efficaces dans une économie aussi fragmentée que la zone euro”. En d’autres termes, l’arme monétaire déployée par la Banque Centrale Européenne (injections de liquidités, rachat d’obligations souveraines de pays en difficulté…) n’a dorénavant plus d’effet.

Cet aveu d’impuissance provient du constat d’échec de la mesure de baisse des taux de refinancement, qui n’a pas réussi à faire redécoller l’Europe. Les marchés ont compris qu’il existait un ralentissement économique mondial et que la source de la crise européenne n’était pas le manque de liquidité des banques, ni l’offre de crédit, mais bel et bien la compétitivité intrinsèque du Vieux-Contient.

Cette déclaration a eu pour effet de faire peur au marché des changes. Or, donner au Forex des raisons de s’inquiéter au sujet de l’euro revient à provoquer une dévaluation à petit pas.

La dévaluation est ainsi la dernière cartouche dont dispose le Président de la BCE pour relancer l’activité économique européenne et aider les Etats à sortir de la crise. Si l’euro baisse de manière (très) importante et durablement, les exportations seront de nouveau compétitives et l’effet positif de la dévaluation pourra se faire sentir sur la croissance dans l’euroland.

 

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