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La revue écofin du 13 juillet: Le “gros nuage noir” de la crise européenne

Les éléments Forex clés

• Yen et dollar canadien: les valeurs refuge du Forex du moment

• Croissance du PIB chinois au plus faible depuis 2009

• Les Etats-Unis retiendront-ils la leçon européenne?

L’euro semble s’être durablement inscrit sous les 1,22 dollar ; n’étant repassé que de rares fois au-dessus de ce seuil durant la séance d’hier.

La monnaie unique suit aussi une tendance descendante face à la monnaie japonaise, allant même hier jusqu’à passer sous la barre symbolique des 96.5 yens pour 1 euro. La devise nipponne fait office, depuis le début de la crise de la dette européenne, de véritable valeur refuge pour les cambistes puisque le Japon est le seul pays du Nord à afficher une perspective de croissance supérieure à 2% pour 2012.

Le dollar canadien connait lui aussi une appréciation face aux autres devises, notamment +1.2% face au dollar et +0.70% face à l’euro depuis le début de la semaine.

La dégradation de deux crans –avec perspective négative- de la note de l’Italie par l’agence Moody’s ne laisse pas penser que la monnaie européenne pourrait inverser la tendance dans les jours qui viennent. L’euro semble ainsi promis à passer sous la barre des 1,2 dollar d’ici la fin de l’été –voire du mois-, ce qui permettrait à l’Europe de bénéficier d’une compétitivité prix qu’elle n’a plus connu depuis bien longtemps.

La journée a débuté ce matin par les chiffres de la croissance du PIB chinois du 2ème trimestre: +7.6% en annuel. Ce chiffre, qui ferait pâlir d’envie n’importe quel autre pays, est à peine supérieur à l’objectif fixé par Pékin (+7.5% annuellement), et est le reflet du ralentissement généralisé de l’économie mondiale.

Mervyn King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, évoque le “gros nuage noir de la crise des dettes souveraines Européennes qui étend son ombre d’incertitude sur l’économie“. Il en résulte ainsi que tant que les dirigeants de la zone Euro n’auront pas réglé la situation, le monde financier connaitra un recul de l’investissement et par conséquent une baisse de l’offre.

Paul Krugmann, le célèbre prix Nobel d’economie, déclarait hier que pour résorber la crise le gouvernement des Etats-Unis devrait mener une politique budgétaire de grande ampleur. Krugmann, qui s’était élevé en fervent défenseur de l’équilibre budgétaire sous l’administration Bush, justifie son changement de position par le fait que ces “dépenses [soient] totalement justifiées pour relancer l’économie” tandis que l’économiste estime qu’avant 2008 le gouvernement américain aurait du rembourser ses dettes en prévision de mauvais jours, comme ceux que nous vivons actuellement.

Il est triste de voir à quel point les erreurs des uns ne servent pas de leçon aux autres. Des mesures de relance d’une telle ampleur ne sont justifiables que si les perspectives de croissance à moyen terme sont meilleures et certainement pas lorsque l’économie connait un ralentissement généralisé. Espérons que le prochain président des Etats Unis, quel qu’il soit, ne suive pas ces directives sinon nous pourrions vivre une nouvelle crise de la dette, américaine cette fois, dans quelques années…

 

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