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La revue écofin du 19 juillet 2013

Après s’être présenté devant la Chambre des Représentants, le chef de la FED s’est exprimé à nouveau hier devant la commission bancaire du Sénat. Il a répété qu’il allait préserver la politique monétaire dite accommodante à cause du chômage trop élevé et de l’inflation en dessous de la barre des 2% fixée par la Réserve Fédérale. Les propos tenus à l’occasion de son deuxième témoignage restent les même concernant les rachats d’actifs. Il a également exprimé la possibilité de modifier sa politique si le marché de l’emploi ne se relance pas et que les perspectives économiques restent médiocres. Son discours a donc eu très peu d’impact sur les devises puisque le gouverneur avait déjà donné les points importants concernant l’avenir de sa politique monétaire avant-hier.

Par ailleurs des chiffres concernant le marché de l’emploi américain ont confirmé le fait que les problèmes de chômage commencent à se résoudre mais trop doucement. Les revendications chômage hebdomadaires sont en baisse avec un total de 334 000 revendications contre 345 000 d’attente des analystes. Néanmoins les demandes d’indemnisation ont dépassé la barre des 3 millions. Ces résultats ont alors fait reculer la paire EUR/USD mais il faut rester attentionné sur les prochaines données macroéconomiques qui pourraient faire basculer les devises.

Juste avant le discours du gouverneur a été publié l’indice de l’emploi Philly Fed avec une surprise positive pour les analystes. Cette enquête concernant l’activité manufacturière permet d’évaluer l’état de santé du secteur et des conditions économiques d’un mois sur l’autre. On enregistre un chiffre de 19.8 contre 12.5 le mois précédent. Cette nouvelle souligne que la région de Philadelphie est en pleine expansion économique. Cette nouvelle a notamment permis au CAC 40 de finir en nette hausse hier soir.

Les conditions restent quand même peu optimistes, les analystes doivent rester attentifs aux prochains propos de Ben Bernanke. Les prochaines décisions devront attendre septembre car les analystes attendent des résultats plus positifs sur le prochain mois.

Du côté européen, les événements de la journée se sont centrés sur les émissions d’obligations des gouvernements français et espagnol. Hier, dans la matinée, les Espagnols ont émis des obligations à 3 ans à un taux de 2.768% ainsi que 5 et 10 ans. Les Français ont émis des obligations de 2, 4 et 5 ans. Seules les obligations du gouvernement français à 4 ans ont vu leur taux augmenter. Toutes les autres obligations ont baissé depuis la dernière émission. Hier, dans la soirée, la dette émise par le gouvernement s’échangeait sur le marché secondaire à un taux en baisse qui atteint un niveau de 4.659% (10 ans).

Enfin, les investisseurs devront surveiller aujourd’hui les chiffres publiés par le Canada qui nous informerons sur l’inflation. Les analystes ont à ce sujet prévu une légère hausse avec un consensus de 1% d’inflation sur l’année mais un niveau stable par rapport au mois précédent. Il sera cependant toujours plus intéressant d’étudier l’IPC hors alimentation et énergie puisqu’il permet de connaître plus facilement les secteurs touchés.

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