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La semaine de l’euro

La semaine de l’euro a été difficile. Elle a d’abord bénéficiée de chiffres positifs émanants de l’activité manufacturiére et des prix à la consommation pour terminer en hausse lundi et mardi.

Puis, à partir de mercredi , la monnaie unique s’est faite dépassée par le billet vert, sous l’effet des prix à la production et d’une croissance annoncée en recul .

Jeudi, l’euro a ainsi dévissé , sous la barre des 1.29 après les propos du président de la BCE. Mario Draghi a annoncé le maintien du taux directeur à 0.5% et le taux de facilité de dépôt à zéro, tout en indiquant que la politique monétaire resterait accommodante aussi longtemps que nécessaire. Le chef de la BCE a également déclaré que les membres de l’institution monétaire avaient longuement débattu de la possibilité de réduire les taux.

La monnaie unique a également été affectée par le regain de tension au Portugal, le taux à 10 ans touchant un pic de sept mois en début de semaine alors que l’indice PSI-20 a chuté. Le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a tenté de calmer les investisseurs en annonçant que son gouvernement allait continuer de bénéficier du soutien du CDS malgré la démission de son chef de file, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Paulo Portas. L’EUR/USD a chuté à un nouveau plus bas de cinq semaines à 1.2883 à la suite de ces déclarations.

L’euro a laissé la main au dollar américain ce vendredi matin, aux abords d’un creux de cinq semaines, la nervosité était palpable à l’approche des chiffres de l’emploi américain, et dans l’ombre des propos tenus hier par le chef de son émettrice.

La paire EUR/USD est descendue jusqu’à 1.2889 en fin de séance asiatique, son cours le plus bas du jour, puis s’est stabilisée vers 1.2896, laissant échapper 0.14%.

Elle avait des chances de trouver du soutien à 1.2837, son plancher du 29 mai, et de rencontrer de la résistance à 1.2976, son plafond datant du même jour.

Les yeux se tournentt désormais pour cet après-midi vers les chiffres de la masse salariale américaine, en quête d’indices sur le moment où la Réserve Fédérale entamera la réduction de ses 85 milliards de dollars de rachats d’actifs mensuels.

En conclusion, cette semaine se termine par un dollar qui progresse en prévision des chiffres de l’emploi non-agricole, alors que l’euro est particulièrement affecté par les propos pessimistes de Draghi et Carney.

En milieu de journée ce vendredi, l’EUR/USD trouve un point clé à 1.2906, une résitance à .2997 et un support à 1.2857. 

La zone 1.2899-1.2857 devrait contenir la baisse. Le cross devrait, après cette correction, remonter sur des niveaux autour de 1.2969-1.2997. Attention à la fin de tendance imminente de la paire!

L’EUR/JPY réalise un rebond depuis 129.01-128.61 jusqu’à 129.69-129.98. Après quoi, le cross pourrait bien reprendre sa tendance à la baisse. Le yen ayant progressé face à l’EUR en l’absence d’actualités au Japon. La paire présente actuéllement un point clé à 128.85, une résistance à 129.98 et un premier support à 128.61.

L’unité monétaire de l’Europe a par ailleurs fait mieux que résister à la livre sterling, l’EUR/GBP grignotant 0.04% pour se hisser à 0.8571. Le marché devrait casser l’un ou l’autre côté de cette configuration en triangle. Une accélération soit au dessus de 0.8633 ou en dessous de 0.8508 est attendue. L’EUR/GBP trouve un point clé actuel à 0.8567 et une résistance à 0.8632.

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