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La zone euro dans l’oeil du cyclone: crise de la dette et tests de résistance bancaire

En fin de matinée, après avoir gagné quelques pips sur l’avertissement de S&P concernant la note de la dette de long terme des Etats-Unis, la monnaie unique évoluait à 1.4140, soit quasiment à son niveau de clôture hier. Les chiffres de la balance commerciale de la zone euro, publiés ce matin, n’ont eu aucun impact sur les cours.

Une période d’incertitude semble s’ouvrir désormais pour l’économie mondiale ce qui rend de plus en plus difficile de prévoir l’évolution des principales paires de devises pour les semaines à venir. Pour aujourd’hui, nous restons dans un canal de fluctuation assez étroit pour l’EURUSD qui devrait être de 1.4100 et 1.4250. Au cours des dernières séances, la paire a, en effet, essentiellement évolué entre ces deux niveaux.

Le début de semaine fut l’occasion, pour les agences de notation, de monter au créneau est de viser les pays européens, notamment la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Italie. Depuis hier, ce sont les Etats-Unis qui font les frais du volontarisme des agences de notation ce qui a même contraint le président de la Fed, Ben Bernanke, à s’adresser publiquement aux élus américains afin qu’ils prennent enfin leurs responsabilités dans cette crise qui met en danger la reprise économique américaine.

En Europe, la machine bureaucratique bruxelloise a été montré du doigt par le Premier ministre grec qui a notamment souligné la lenteur de l’Europe dans la prise de décisions. Au même moment, le nouveau ministre des Finances a tenté de rassurer les marchés en soulignant que la Grèce est encore loin de la faillite, une opinion qui n’est pas partagée par les agences de notation. L’Irlande, qui a subi une dégradation de sa note cette semaine, a affirmé que les craintes des investisseurs sont disproportionnées.

Signe positif pour la zone euro aujourd’hui, le fait que le Parlement italien ait donné son feu vert définitif à un plan d’austérité renforcé qui prévoit près de 48 milliards d’euros d’économies. Parmi les mesures prises, l’introduction d’un ticket modérateur, un vaste plan de privatisations à partir de 2013, le gel des salaires et des embauches de fonctionnaires ou encore une très importante réduction des dotations des collectivités locales. L’objectif est de rassurer les marchés qui se sont inquiétés récemment de la situation budgétaire de l’Italie.

Cette bonne nouvelle ne devrait toutefois pas rassurer très longtemps les investisseurs puisque les tests de résistance bancaire sont attendus à 16h GMT. Sur 91 banques européennes testées, près d’un tiers n’auraient pas réussi les tests selon les rumeurs. Parmi les banques visées, beaucoup seraient en Grèce mais aussi en Espagne ce qui soulignerait, si ces rumeurs s’avèrent vraies, que la restructuration du secteur bancaire espagnole sous l’égide de la Banque d’Espagne a échoué. Les mesures qui seront annoncées par les banques ayant échoué feront l’objet d’un intérêt certain. Il faut s’attendre cet après-midi à de nouvelles tensions sur les valeurs bancaires à la Bourse. Un reflux de l’euro vers 1.4100 est vraisemblable par ailleurs. Enn cette période d’incertitude, nous conseillons surtout aux traders de se reporter sur le franc suisse, l’EURCHF devrait évoluer selon nos prévisions dans un canal compris entre 1.1500 et 1.11650, avec une probable évolution baissière de l’EUR dans les prochaines heures. Des opportunités intéressantes existent donc sur le cross.

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