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L’Amérique du Sud fait le choix de la coordination face à la crise globale

Alors que l’UE tergiverse sur les solutions à appliquer pour éviter une aggravation de la crise souveraine et que les Etats-Unis soient, semble-t-il, face à une impasse pour relancer la croissance et faire baisser le chômage, les pays d’Amérique du Sud ont décidé de jouer la carte de la coopération afin d’éviter les effets néfastes de la crise globale qui menace leurs économies.

Il y a moins d’une semaine, les ministres des Finances des pays d’Amérique du Sud se sont rencontrés à Buenos Aires (Argentine) afin d’approuver la création d’un Conseil sud-américain des Finances et de mettre en place un plan d’action entre les douze pays participants afin de renforcer le Fonds de réserves d’Amérique Latine (FLAR) et d’intensifier les flux commerciaux régionaux.

Parmi les principaux chantiers:
  • une meilleure coordination des politiques monétaires des banques centrales de la région
  • l’accroissement de l’utilisation de monnaies locales au détriment du dollar US
  • la mise en place de mécanismes afin de favoriser le commerce dans la région
  • l’accroissement des capacités du Fonds de réserves d’Amérique Latine qui fut créé en 1978 et réunit pour l’instant seulement la Bolivie, la Colombie, le Costa Rica, le Pérou, l’Equateur, l’Uruguay et le Vénézuéla. L’institution a pour objectif d’aider les pays de la région en difficulté financière et est noté « AA » avec perspective stable par S&P. Cette institution a notamment servi d’inspiration à la mise sur pied sur FESF en Europe.
  • la mise en place de swaps de monnaies entre pays comme ce fut le cas en Asie en 2010. Cette proposition est notamment défendue par Brasilia qui ne fait pas partie du FLAR

Cette initiative se fait avec, en toile de fonds, plusieurs projets de mise en place de monnaie unique dans la région et efforts d’intégration pour faire face notamment à l’hégémonie américaine. Pami ces projets, l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Amériques) défendue par Caracas.

En 2008, à l’occasion de la crise des subprimes, les pays de la région n’avaient pas réussi à agir de concert du fait de l’éclatement soudain d’une partie du système financier mondial suite à la faillite de Lehman Brothers. Cette fois-ci, les pays d’Amérique du Sud ont une marge de manoeuvre plus grande pour agir et contrer les effets négatifs de la crise globale, si les divergences politiques ne ruinent pas les efforts engagés.

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