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L’aversion au risque fait son retour dans le paysage financier

L’Europe fait face à un renouveau de la crise souveraine au pire moment, justement lorsque l’artisan du sauvetage de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal, Dominique Strauss-Kahn, n’est plus aux commandes.

En visite en France, le Commissaire européen Olli Rehn a confié au journal Les Echos que l’extension de la maturité de la dette grecque pourrait être faite sur la base du volontariat. De plus, à l’OCDE, il a confirmé que parmi les trois pays qui ont bénéficié d’une aide de l’Europe, la Grèce est dans la situation la plus difficile, ce qui a eu pour conséquence de réactiver les craintes d’une contagion.

Depuis vendredi dernier, en dépit d’un sursaut de la monnaie unique européenne hier dans les échanges américains, les investisseurs se réfugient sur les actifs présentés comme sûr, à savoir le dollar américain, le franc suisse et inévitablement le yen.

En un clin d’oeil, ce mouvement de repli est visible: le Dollar Index a en effet approché un plus haut niveau depuis sept semaines. Plus en détail, l’euro évolue actuellement à un plus bas niveau depuis près de deux mois face au billet vert. Le franc suisse a aussi substantiellement gagné du terrain face à l’euro, avec un gain de 0.6%. La devise helvétique n’est pas non plus en reste face au dollar avec une hausse de 0.5%.

A la crise souveraine s’ajoutent aussi des indicateurs macroéconomiques très mitigés, ce qui accentue la défiance des traders vis à vis de la zone euro. Ainsi, le GfK AG a annoncé que la confiance des consommateurs allemands a chuté pour le troisième mois consécutif en juin.

La situation outre-Atlantique n’est pas spécialement plus réjouissante mais cela n’influe pas sur les gains du dollar. Ainsi, selon un rapport attendu bientôt, les commandes de biens durables aux Etats-Unis devraient avoir décliné en avril. L’estimation avancée par Bloomberg News est une chute de 2.1% après une hausse de 4.1% en mars. Un autre sondage s’attend aussi à ce que les prix immobiliers aux Etats-Unis aient chuté de 0.5% depuis février, ce qui devrait être confirmé par la Federal Housing Finance Agency cet après-midi.

Enfin, la livre sterling semble jouer au yoyo sur le marché des changes, reprenant le chemin de la hausse aujourd’hui, autour de 86.94 pence pour un euro suite à la publication du PIB britannique par l’Office National des Statistiques. La hausse du PIB fut de 0.5% sur un trimestre, soit une progression annuelle de 1.8% ce qui est conforme aux prévisions de Forex.fr. De plus, les exportations britanniques ont affiché sur un trimestre une très confortable hausse de 3.7% ce qui a joué en faveur du GBP dans les échanges matinaux.

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