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L’aversion pour le risque freine les traders

L’aversion pour le risque sur le marché des changes a, certes, gagné du terrain cette semaine mais les devises jugées à risques, notamment les dollars canadien, australien et néo-zélandais, ont particulièrement bien résisté.

L’euro – Cette semaine, la monnaie unique européenne a un peu joué au yoyo sur le marché des changes, les investisseurs hésitant entre prise de risque et aversion pour le risque. Ainsi, dans un climat plutôt morose, l’euro a néanmoins pu fêter dignement son record historique d’il y a un an. La publication des minutes de la dernière réunion de la Fed et la révision à la hausse des perspectives de croissance pour 2010 pour les Etats-Unis, ainsi que les résultats meilleurs que prévu de Goldman Sachs ont en effet permis à la monnaie unique d’avoir un court répit cette semaine alors que l’euro avait plutôt tendance à baisser face au billet vert.

Le dollar – Dans ce contexte d’aversion pour le risque, les investisseurs ont souvent choisi d’acheter des dollars sur le marché des changes. Ainsi, la devise américaine a connu plutôt une bonne semaine. La fin de non recevoir des autorités américaines à la demande d’aide formulée par le groupe de services financiers CIT, qui joue un rôle important dans le financement des PME outre atlantique, a fait redouter aux cambistes le scénario d’une nouvelle faillite. L’avenir de CIT semble en tout cas sombre et la société pourrait faire faillite prochainement, rappelant l’épisode Lehman Brothers.

Le yen – En cette période de crise économique et en dépit des déboires politiques du gouvernement japonais, qui risque d’essuyer une sévère défaite aux prochaines élections législatives anticipées, le yen continue son bout de chemin sur le marché des changes. La devise nippone a poursuivi cette semaine son appréciation face à l’euro et au dollar. Bien que la Banque du Japon ait souligné des signes d’amélioration dans l’archipel, avec notamment une amélioration du moral des entrepreneurs et une augmentation des exportations et de la production industrielle, elle s’est néanmoins voulu prudente sur les mois à venir. Elle a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance, ce qui a évidemment joué en faveur du yen. Par ailleurs, la Banque du Japon a annoncé vouloir de trois mois les mesures prises au début de l’année pour accompagner le retour de la croissance. Outre un maintien des taux à 0,10%, la banque centrale prévoit de continuer jusqu’au 31 mars 2010 ses achats directs d’obligations et de billets de trésorerie aux entreprises afin d’alléger leur situation financière.

Le dollar canadien – Le dollar canadien est la devise qui a enregistré cette semaine la meilleure performance sur le forex. Certes, l’envolée du dollar canadien fut un peu freinée par le retour de l’aversion pour le risque mais, pour autant, le dollar canadien a continué à s’apprécier, notamment face au billet vert. L’optimisme sur lequel capitalise le dollar canadien est dû à la publication de nouvelles positives sur le front économique et au redressement des prix des matières premières. Certains analystes du marché des changes osent même s’aventurer à dire que la devise canadienne serait en meilleure position que le dollar australien car les cours du brut devraient rebondir plus vite que ceux des métaux de base, grâce à l’augmentation de la demande en Amérique latine et en Asie.

Le dollar néo-zélandais – Bien que le dollar néo-zélandais se soit affiché en bonne santé cette semaine, à l’instar des autres devises liées aux matières premières, il a connu un moment d’affaiblissement après l’avertissement lancé par l’agence de notation Fitch. Cette dernière a en effet affirmé qu’elle pourrait dégrader les notes de la dette de la Nouvelle-Zélande ce qui a pesé sur le cours de la devise nationale. D’autres pays occidentaux risquent également d’essuyer de telles menaces, les déficits se creusant en cette période de crise économique.

Le rouble – Etant étroitement lié au cours des matières premières et notamment du pétrole, le rouble a poursuivi, en début de semaine, son affaiblissement sur le marché des changes, affaiblissement provoqué par une chute des prix du baril de pétrole. Cependant, le rouble s’est ensuite un peu ressaisi en fin de semaine grâce à l’amélioration des cours.

La lire turque – La Banque centrale turque a décidé cette semaine de baisser de nouveau ses taux, à 8,25% afin de contrer les effets de la crise économique sur le pays. Les autorités turques sont en négociation depuis plus d’un an avec le FMI pour obtenir un prêt mais les négociations piétinent alors que le pays s’enfonce dans la crise. En effet, au cours du premier trimestre, l’économie a enregistré une chute sans précédent de 13,8%.

 

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