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Le procès-verbal de la FED pourrait affaiblir le dollar américain

Au tout début de l’année, le FOMC de la banque centrale américaine (FED) avait commencé à discuter de la sortie des mesures d’assouplissement quantitatif. Cependant, dès février, le président de la FED et sa vice-présidente ont fait entendre un autre son de cloche, en soulignant que les mesures d’expansion ne vont pas être arrêtée de si-tôt.

Le procès-verbal de la dernière réunion de la banque centrale devrait confirmer cet état de fait. Au cours des trois dernières années, la FED, confortée par de bons chiffres au cours des premiers trimestres, avait à plusieurs reprises esquissé une sortie des mesures exceptionnelles. Cependant, systématiquement, l’espoir de revenir à une politique monétaire d’après-crise avait été brisé à cause de nouvelles statistiques montrant que la reprise économique américaine était faible et les perspectives en-dessous des projections de la banque centrale.

Il est donc fortement probable que la Réserve Fédérale ne refasse pas la même erreur cette année. Le FOMC devrait réaffirmer son soutien aux mesures de rachats d’actifs, à hauteur de 85 milliards de dollars mensuels, sans limite de temps, contrairement aux précédents programmes mis en oeuvre depuis 2007.

Les chiffres du marché de l’emploi et du chômage pour mars, avec seulement 88 000 créations de postes le mois dernier contre une moyenne de 197 000 au cours des six derniers mois, vont corroborer les craintes de certains membres du FOMC au sujet d’un ralentissement de la croissance. Dudley, Evans, ou encore Rosengren, tous trois membres votants du FOMC, ont certainement au cours de la dernière réunion voté en faveur du maintien du stimulus jusqu’à la fin de l’année 2013 au moins.

Par ailleurs, l’espoir d’une relance de l’économie américaine dépend en grande partie de l’accord pour réduire les dépenses trouvé entre les républicains et les démocrates. Les coupes qui sont envisagées pour le moment devraient permettre d’aboutir à des économies de près de 1800 milliards de dollars en l’espace de dix ans. La présentation, ce mercredi, du budget américain, sera par conséquent importante pour les investisseurs du marché des changes et la banque centrale américaine afin d’en savoir plus sur l’évolution économique et budgétaire des Etats-Unis.

Tant qu’un accord entre républicains et démocrates n’aura pas été trouvé, il est certain que la banque centrale va s’efforcer encore de rassurer les marchés financiers. L’hypothèse d’une avancée des discussions au sujet de la sortie des mesures de crise est de fait peu probable.

Un maintien du QE devrait en théorie avoir pour effet de contribuer à affaiblir le dollar américain face à ses principales contreparties. Le potentiel baissier reste par contre limité étant donné que les investisseurs des marchés indices et actions seront plutôt rassurés par le statu quo et l’apport continu de liquidités sur les marchés boursiers. Du fait de l’étroite corrélation positive observée depuis janvier entre les indices américains et l’USD, il ne faudra pas s’attendre à de profonds remous demain sur le forex dans la foulée de la publication du procès-verbal de la FED.
 

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