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Le stress test de la zone euro

Les fantômes de la crise de la dette seraient-il en train d’hanter la zone euro ? Les résultats des tests de résistance bancaires en UE se sont avérés mauvais, nous vous les présenterons dans cet article et essaierons de savoir dans quelle mesure ils impactent la monnaie européenne et le marché des changes.

Comme son nom l’indique, l’objectif des tests de résistance est de déterminer comment les banques centrales de la zone euro s’en sortent lorsqu’elles sont soumises à un grand stress financier. Il s’agit en quelque sorte d’un simulateur de montagnes russes. Dans une réalité virtuelle ont essaie de reproduire une situation à risque pour voir comment le « cobaye » se comporte. S’il est nauséeux en sortant de la simulation alors il n’est pas prêt pour la véritable montagne russe.

Ces tests ont été réalisés par l’Autorité bancaire européenne, l’ABE, avec l’aide de la BCE et le conseil européen du risque systémique CERS. Les autorités financières des pays membres de la zone euro ont également participé à la présentation et à l’évaluation des données ainsi qu’à la fourniture des actions de surveillance qui doivent être prises sur la base du diagnostic.

Sur 123 banques de la zone euro qui ont subi ce check-up complet, 25 ont échoué dans l’obtention des certificats. Cela signifie que 25 banques sont assez vulnérables face aux risques de crédit et donc moins susceptibles de survivre en cas de conditions économiques défavorables. En d’autres termes, si la zone euro tombe en récession, ces banques seraient incapables de faire face.
Le secteur bancaire italien inquiète particulièrement car la plupart des grandes banques du pays ont échoué au test.


Bien que les banques allemandes et françaises aient réussi les tests de résistances, le simulateur de récession a indiqué que les banques d’Allemagne subiraient une réduction de capital de l’ordre de 27 milliards d’euros tandis que la réduction serait de 30,8 milliards pour la France et cela ne comprend pas les effets potentiels de la déflation.

Pour l’instant, les banques qui ont échoué aux tests de résistance ont neuf mois pour obtenir des fonds et ainsi couvrir leurs déficits. Avec une régression de la zone euro, ces banques doivent agir vite. La zone euro et la BCE doivent en effet en ce moment lutter contre la menace d’une nouvelle crise financière plus profonde que la précédente.

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