Le tout nouveau problème de la Zone Euro

Ces dernières années, le principal enjeu politique et économique au sein de la Zone Euro était de conserver son unité. La crainte d'une sortie de la Grèce, par exemple, aurait pu engendrer un affolement généralisé des investisseurs conduisant à l'éclatement de cette création d'après-guerre.

Cette inquiétude se reflétait dans la baisse des investissements dans les pays les plus à risque, les pays périphériques, et dans la hausse des coûts d'emprunt pour ces derniers. A l'inverse, la solidité allemande, en comparaison, a permis à Berlin de profiter de taux très bas.

La crainte d'une implosion étant désormais éludée, le marché obligataire européen retrouve, dans son ensemble, la confiance des investisseurs. Pour preuve, cette semaine, l'Espagne a réussi à émettre des obligations à trois ans à un plus bas niveau historique de toute la courte histoire de l'Euroland.

Pour autant, un nouveau problème s'affirme de plus en plus: le risque d'une déflation dans toute l'Union, déflation qui est d'ailleurs bien réelle dans cinq pays membres.

deflation euroland

Ces dernières années, le principal enjeu politique et économique au sein de la Zone Euro était de conserver son unité. La crainte d’une sortie de la Grèce, par exemple, aurait pu engendrer un affolement généralisé des investisseurs conduisant à l’éclatement de cette création d’après-guerre.

Cette inquiétude se reflétait dans la baisse des investissements dans les pays les plus à risque, les pays périphériques, et dans la hausse des coûts d’emprunt pour ces derniers. A l’inverse, la solidité allemande, en comparaison, a permis à Berlin de profiter de taux très bas.

La crainte d’une implosion étant désormais éludée, le marché obligataire européen retrouve, dans son ensemble, la confiance des investisseurs. Pour preuve, cette semaine, l’Espagne a réussi à émettre des obligations à trois ans à un plus bas niveau historique de toute la courte histoire de l’Euroland.

Pour autant, un nouveau problème s’affirme de plus en plus: le risque d’une déflation dans toute l’Union, déflation qui est d’ailleurs bien réelle dans cinq pays membres.

Si le resserrement des coûts d’emprunt entre les pays de la zone est perceptible, on note désormais un décalage grandissant entre les coûts de l’Allemagne pour se financer sur les marchés et ceux des Etats-Unis. Historiquement, le différentiel a toujours été infime. Les deux pays émettant des actifs financiers qui font figure de valeur refuge.

Depuis peu, le différentiel s’est accentué: le taux de rendement d’une obligation à 10 ans, qui fait référence, émise par l’Allemagne est à 1.82% tandis que le même type d’obligation émis par les Etats-Unis procure un taux de 2.88%.

Qu’en déduire? Tout simplement que les investisseurs s’attendent pour les Etats-Unis à une hausse de l’inflation et à une croissance ferme, d’environ 3% cette année, tandis que pour l’Allemagne, le scénario d’une déflation ou d’une désinflation, qui soit généralisée à la zone, pèse sur le taux de rendement.

Les soubresauts du marché obligataire montrent parfaitement l’intégration, déjà par les investisseurs, dans les échanges des craintes nouvelles pour la zone euro. Encore une fois, comme lorsqu’il fut question de hausse des coûts d’emprunt pour les pays périphériques, seule la BCE sera réellement en mesure de rassurer les investisseurs.
 

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