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Le yen perd-t-il son statut de valeur refuge?

C’est la question que commencent à se poser certains cambistes. En effet, certes le yen profite toujours largement, pour le moment, de son statut de valeur refuge alors que la monnaie unique européenne fait les frais des déboires des pays d’Europe de l’Est. Toutefois, en y regardant de plus près, depuis son point haut de l’année, il y a un mois, à 87,15 dollars, la devise nippone a déjà cédé près de 8% de sa valeur, pour refluer aux alentours de 94,45.

Si la fin du yen roi serait plutôt bien accueilli du côté de la banque du Japon afin de sortir l’archipel d’une récession à deux chiffres, cela ne ferait certainement pas l’affaire des investisseurs du marché des changes. A n’en pas douter, il est probable que le récent reflux du yen soit, du moins en partie, l’oeuvre de la banque centrale qui, à la demande du ministère des Finances, est probablement intervenue sur le marché des devises à partir du moment où le yen a franchi le seuil de 85 yens pour un dollar.

Pour autant, la cause ici avancée pourrait en cacher une autre qui s’avèrerait plus problématique. En effet, le reflux du yen pourrait s’avérer plus durable et profond que prévu. Pour cause, le quasi doublement en un mois du coûté de l’assurance contre le défaut de paiement du Japon, mesuré par le CDS (Credit Default Swap), pourrait dissuader durablement les investisseurs de s’engager sur la devise nippone.

Enfin, la monnaie unique européenne poursuit son glissement en cette fin de semaine face au dollar, après avoir eu un moment de répit hier. En effet, les investisseurs croyant que l’Allemagne s’engagerait à venir en aide aux pays d’Europe de l’Est ont, un moment, parié sur l’euro avant de réaliser que M. Merkel n’envisage pas pour l’instant de telle action. Bien que Jean Claude Trichet se soit efforcé de rassurer, en signalant notamment que la déflation n’est pas un risque que court la zone euro, les investisseurs sont restés sceptiques et restent préoccupés par le différentiel de taux d’intérêt entre les pays de la zone euro en raison de l’accroissement des déficits.

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