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Les banques, baromètre du marché des devises

Les bons résultats trimestriels du secteur bancaire américain, depuis l’annonce faite il y a un peu moins de quinze jours par Wells Fargo, ont levé un certain nombres d’incertitudes sur le marché des changes, les cambistes s’inquiétant depuis le début de la crise de la santé du système financier américain, notamment suite à la faillite de Lehman Brothers ou à la nationalisation du géant AIG.

Remises à flot, les banques américaines désirent désormais rembourser l’Etat américain dans les plus brefs délais afin de retrouver leur indépendance. C’est notamment le cas de Goldman Sachs qui compte lancer une augmentation de capital de 5 milliards de dollars d’actions ordinaires afin de réunir une partie des fonds nécessaires au remboursement des dix milliards de dollars d’aides prêtés par le gouvernement américain. L’Etat américain accueille très positivement de tels mouvements, à condition que les banques soient capables d’attirer des investisseurs privés. Dans un tel contexte, les valeurs risquées ont retrouvé un certain regain d’intérêt aux yeux des cambistes.

La prévision d’une sortie de crise d’ici à la fin de l’été, évoquée par des experts américains et la Maison Blanche a contribué à instaurer un climat plus positif sur le marché des changes qui a notamment bénéficié à la monnaie unique européenne.

Toutefois, la publication mardi dernier des chiffres décevants des ventes de détails, suivis par de mauvais indicateurs du marché de l’immobilier et l’entrée au mois de mars en déflation des Etats-Unis ont rappelé aux investisseurs que l’économie américaine est toujours convalescente même si les perspectives à moyen terme sont plutôt rassurantes.

Dans ce contexte, marqué par une très forte incertitude et un tiraillement des investisseurs du marché des changes entre la dure réalité économique et les perspectives d’avenir, les valeurs refuge, au premier rang le dollar et le yen, ont alors regagné du terrain sur les autres devises du marché des changes, notamment les dollars australien et néo-zélandais. L’aversion pour le risque a marqué de son emprise les dernières séances de la semaine, les cambistes préférant s’orienter vers des placements jugés sûrs.

La monnaie unique européenne a notamment conclu la semaine en forte baisse face à la devise américaine alors que l’environnement économique dans la zone euro a continué de se dégrader au cours des dernières semaines.

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