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Les banques centrales mènent la danse

L’actualité de la semaine dernière sur le Forex fut essentiellement rythmée par les effets d’annonce des banques centrales européennes et américaine.

Après la Banque du Japon qui avait de nouveau opté pour le statu quo, ce fut au tour de la banque d’Angleterre et de la BCE de se prononcer sur les taux d’intérêt.

Sans surprise toutes les deux ont opté pour le statu quo bien que la situation économique actuelle du Royaume Uni aurait pu nécessiter une intervention de la banque centrale au niveau des taux. La livre sterling n’a pas souffert du statu quo mais reste toujours très faible par rapport aux principales devises sur le marché des changes.

En ce qui concerne la monnaie unique européenne, elle a profité en fin de semaine des propos très clairs de Jean Claude Trichet ce qui a permis à l’euro de dépasser le seuil de 1,57 dollar vendredi. Face à une recrudescence de l’inflation, il a en effet souligné que la BCE pourrait être amenée à augmenter légèrement son taux dès juillet afin de lutter plus efficacement contre les pressions inflationnistes. Il semblerait que cette hausse soit d’une ampleur d’un quart de point. A la surprise générale, les propos de Jean Claude Trichet ont été accueillis avec enthousiasme à Bercy, enthousiasme qui s’explique probablement par la perspective de présidence française de l’UE.

Par ailleurs, le dollar fut pénalisé cette semaine par des statistiques contradictoires qui reflètent de toute évidence la fragilité de l’économie américaine en cette phase de sortie de crise. En effet, l’économie des Etats-Unis connaît des balbutiements. Le dollar fut néanmoins soutenu en milieu de semaine par les propos étonnement limpides de Ben Bernanke lors d’une conférence à Barcelone. Ce dernier a clairement annoncé la donne en soulignant que la Réserve Fédérale n’envisageait pas de baisser le loyer de l’argent lors de sa prochaine réunion soulignant qu’un taux à 2% paraît être en accord avec la situation économique actuelle. A deux reprises, il a justifié son choix en mettant en évidence les risques inflationnistes croissants auxquels les Etats-Unis sont confrontés. Dans une telle perspective, les rumeurs concernant une légère hausse du taux d’ici à la fin de l’année aux Etats-Unis ont ressurgi et semblent désormais très probables.
 

Les risques inflationnistes qui préoccupent de plus en plus les banques centrales sont principalement la conséquence directe de la hausse du prix du baril de pétrole. La chute du dollar sur le marché des changes, qui a un impact conséquent sur les prix du pétrole, s’est encore accentuée après les mauvais chiffres de l’emploi américain au mois de mai ce qui a eu pour effet de faire bondir de plus de 10 dollars le prix du baril de brut vendredi, en l’établissant à plus de 139 dollars.

Un revirement sur la paire euro/dollar n’étant pas encore d’actualité sur le Forex, les investisseurs et experts, dont la banque d’affaires Morgan Stanley, prévoient un baril qui pourrait atteindre les 150 dollars d’ici à juillet.

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