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Les chiffres du chômage américain peuvent-ils pousser la FED à (encore) agir?

Les chiffres du chômage américain sont tombés en fin de semaine dernière et, comme d’habitude, ils ont provoqué une vraie volatilité sur le marché des changes dès leur publication, entraînant les cours dans un sens une minute, puis dans un autre la minute suivante.

En considérant que les NFP comme on a coutume de les appeler ont à la fois apporté de bonnes nouvelles et des mauvaises, il n’est pas surprenant que le dollar ait connu à la fois des chutes et des hausses juste avant le week-end.

Commençons par les bonnes nouvelles qui sont nombreuses. La plus grosse surprise est certainement venue de la révision en forte hausse des chiffres pour octobre, novembre et décembre. Au final, sur le quatrième trimestre 2012, alors que la croissance sombrait, les révisions à la hausse ont rapporté plus de 127 000 emplois à l’économie américaine!

Les fortes hausses pour novembre ( de 171 000 à 247 000) et pour décembre (de 146 000 à 196 000) ont été particulièrement intéressantes puisqu’elles ont prouvé que les entreprises américaines ont continué d’embaucher en dépit du “fiscal cliff” qui a perturbé les marchés.

La croissance de l’emploi a ainsi connu une hausse moyenne de 200 000 sur les trois derniers mois de l’année 2012. Il convient de se souvenir que certains membres de la FED avait suggéré qu’il suffit que la croissance de l’emploi atteigne 200 000 pendant au moins un mois pour considérer que le marché du travail aux Etats-Unis connait un renversement de tendance significatif.

Il est aussi rassurant de noter que la durée moyenne au chômage a été réduite de trois semaines avec un taux moyen à 35.3 semaines en janvier, un plus bas depuis décembre 2010. En d’autres termes, cela signifie que les chômeurs peinent moins à retrouver un emploi. C’est aussi simple.

Néanmoins, il n’y a pas eu que des bonnes nouvelles. Les créations d’emplois étaient sous le consensus avec un chiffre final à 157 000 contre 161 000 selon les analystes. Par ailleurs, le taux de chômage officiel est passé de 7.8% à 7.9% en un mois. Bien qu’un tel taux de chômage ne soit pas réellement inquiétant, il n’en demeure pas moins éloigné de la cible de la FED à 6.5%. Un tel chiffre pourrait même être suffisant pour convaincre certains membres du FOMC de la banque centrale américaine de donner encore un petit coup de pouce au marché du travail.

Dans l’immédiat, la FED devrait sur le court terme maintenir le statu quo monétaire mais les chiffres de février seront à suivre de près. Si le taux de chômage persiste à un niveau aussi éloigné de la cible de Ben Bernanke, il faudra bien agir.

 

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