Press "Enter" to skip to content

Les évènements économiques qui ont secoué le marché des changes en 2016

L’année 2016 touche à sa fin, voilà une bonne occasion, pour nous, d’énumérer les évènements économiques qui ont entrainé une forte volatilité sur le marché des changes.

Les difficultés économiques de la Chine
En début d’année, les marchés ont été secoués à cause des inquiétudes liées à la croissance économique chinoise. A cette période, le pétrole n’était pas également au mieux de sa forme et l’appétit pour le risque logiquement en berne. Les devises corrélées aux matières premières et celles qui dépendent de la demande d’exportation de la Chine ont subit des dépréciations.

Le référendum sur le brexit
En février dernier, David Cameron a annoncé qu’un référendum aurait lieu dans le pays le 23 juin prochain. La Grande Bretagne doit-elle quitter l’UE ? Voilà la question qui a été posée aux électeurs. La livre sterling avait alors été ébranlée durant les mois précédents le scrutin.
A l’annonce des résultats, lorsque le brexit a officiellement été voté, la livre a plongé sur les marchés et Cameron a démissionné. La BoE jusqu’alors plutôt belliciste avait du desserrer les cordons de la bourse pour limiter les dégâts. Malgré cela, les gains de la devise britannique sont restés limités car des doutes planent sur la capacité de Theresa May à mettre en place le brexit à la bonne date.
La livre n’a pas été la seule à trinquer à cause du brexit, l’euro également puisque c’est toute l’Union européenne qui a été ébranlée avec cette décision. Certains pays comme la France ou l’Italie pourraient même opter pour pareil scénario dans les mois à venir.


Le pétrole

Comme la plupart des grandes économies s’efforcent de stimuler les prix à la consommation, les producteurs de pétrole ont dû faire face à une pression accrue concernant la situation mondiale de surproduction de pétrole.
La levée des sanctions de l’Iran a, en effet, suscité des craintes de surproduction encore plus importante en début d’année. Heureusement que l’Arabie Saoudite et la Russie ont laissé entendre des gels de production à venir. La, très attendue, réunion d’avril à Doha avait, cependant, été un échec. Malgré le statu quo observé par les pays exportateurs de pétrole, les spéculations relatives à la production avaient, tout de même, permis de pousser les prix du baril pendant un moment. La situation n’avait pas vraiment perduré car les acteurs du marché restaient sceptiques quant au fait que les membres de l’OPEP parviennent à un accord. Pourtant, ils y sont parvenus fin novembre. Les prix ont pu repartir à la hausse de manière plus durable.

La hausse des taux de la fed
Après l’augmentation des taux votée en décembre 2015, les traders du marché des changes s’attendaient à ce que la fed continue sur cette lancée. Malheureusement, les données américaines et les craintes relatives à la croissance chinoise au premier, deuxième et troisième trimestre avaient réduit ces espérances à néant.
Les données du quatrième trimestre ont, tout de même, permis à la fed d’augmenter ses taux et au dollar USD de progresser par rapport à ses homologues forex.

Les élections américaines
Les élections américaines ont également animé les marchés cette année. A la surprise générale, c’est finalement Donald Trump qui a été élu. Les acteurs du forex ont alors choisi de se concentrer sur ses plans pour réduire les impôts et stimuler les dépenses d’infrastructure. Ils se sont mis à acheter des dollars et des actions américaines et à vendre des obligations.
Dans le même temps, les devises à plus haut rendement ont pris un coup car non seulement la position protectionniste de Trump rendra plus difficile l’exportation de produits aux États-Unis, mais aussi parce que leurs gouvernements respectifs, dont les dettes sont évaluées en dollar, doivent maintenant plus d’argent à leurs créanciers.

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *