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Les nouvelles économiques du 26 mai 2011: Spécial candidature de Christine Lagarde

Hier, à l’occasion d’une conférence de presse à Deauville, la ministre de l’Economie et des Finances, Madame Christine Lagarde, a officialisé sa candidature au poste de directeur général du FMI, afin de remplacer un autre français, Dominique Strauss-Kahn.

Christine Lagarde a reçu clairement le soutien de plusieurs pays européens de poids, notamment l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, ainsi que la Commission Européenne. Cependant, sa candidature ne fait pas l’unanimité en Europe puisque le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a annoncé aussi son intérêt pour le poste et la Pologne souhaiterait présenter comme candidat l’ancien ministre des Finances et gouverneur de la banque centrale, Leszek Balcerowicz.

Surtout, les pays émergents ne goûtent guère l’envie européenne de conserver la direction du FMI.   Mardi dernier, le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a appelé à l’abandon de la « convention non écrite et obsolète qui prévoit que le dirigeant du FMI soit forcément un européen ». Cependant, l’handicap des pays émergents est qu’ils peinent à faire front commun. Le Mexique a déjà présenté un candidat, l’Inde envisageait la candidature de l’économiste Montek Singh Ahluwalia, qui fut rejetée par le FMI en raison de la limite d’âge, et le Brésil serait tenté de présenter l’ancien gouverneur Fraga.

Dans ce contexte, les chances qu’un pays émergent accède à la direction du FMI sont faibles. Pourtant, le CV de Christine Lagarde est loin d’être à la hauteur des fonctions pour lesquelles elle postule. Non seulement, elle n’a pas une formation académique d’universitaire, mais en plus elle n’a jamais travaillé dans une organisation ou institution internationale.

Surtout, comme le faisait remarquer très justement l’éditorialiste de Breaking News, Pierre Briançon, Christine Lagarde ne possède aucune vision stratégique. « Elle n’a pas mené une seule réforme qui porte son nom en France ». En définitive, « elle n’a fait qu’exécuter la vision du président Sarkozy ». Un manque de vision pourrait être particulièrement fâcheux en cette période de refonte du fonctionnement du FMI et de crise souveraine en Europe. Comme l’a souligné Christopher Dembik dans ces colonnes plus tôt cette semaine, « Christine Lagarde n’a pas le mérite d’un Fraga ou encore d’un Balcerowicz ».

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