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Les obligations du Venezuela, investissement risqué mais rentable

Vendredi dernier, l’agence Reuters rapportait dans ses colonnes que le président de la banque centrale du Venezuela, Nelson Merentes, un proche du président Chavez, avait tenté de rassurer les créanciers et investisseurs du pays sur sa capacité à rembourser ses dettes. Ecartant un risque de défaut de paiement de la part de Caracas, à un moment où la crise obligataire s’emballe en Europe, Merentes a même plaidé pour investir sur les obligations émises par l’Etat.
Les experts considèrent généralement que la dette du Venezuela constitue un investissement à très hauts risques car nombreux s’attendent à un défaut de paiement de la part du pays. Les tentatives répétées du président Chavez de faire entrer son pays dans le « socialisme du 21ème siècle » ont, à maintes reprises, effrayé les investisseurs. Selon certains analystes, le risque de défaut de paiement pourrait s’accroître à l’approche de l’élection présidentielle pour laquelle le président Chavez va concourir de nouveau, après avoir déjà passé 12 ans au pouvoir.

Bien que risquées, les obligations d’Etat du Venezuela n’en représentent pas moins un investissement très rentable. Les chiffres viennent d’ailleurs confirmer ces dires: le taux de rendement des obligations du pays atteint 16%, soit très au-dessus des taux du Portugal ou de l’Ilrande, pays qui sont pourtant dans des situations financières catastrophiques. Au niveau des marchés émergents, le Venezuela possède ainsi l’un des taux de rendement les plus élevés.

Bien que le pays soit dans une situation économique précaire et que certains indicateurs macroéconomiques de premier plan ne sont même plus communiqués par la banque centrale, un risque de défaut de paiement est relativement minime. Comme l’a souligné une note de JP Morgan datant de début mars, la hausse des prix du baril de pétrole devrait alléger les difficultés financières de Caracas et rendre le fardeau de la dette beaucoup plus gérable dans les mois à venir.

D’ici à la fin du mois d’avril, le gouvernement de Chavez devra lever plus d’un milliard de dollars afin de faire face aux paiements de la dette. Evoquant cette échéance, Merentes a affirmé qu’ « il n’y aura aucune difficulté ». De bonnes opportunités de gains se présentent donc pour quiconque souhaite investir sur les actifs des pays émergents.

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