Les vraies raisons du retard économique français

On l’a remarqué il y a de ça plusieurs semaines, les indices publiés indiquent une amélioration de la situation économique partout dans le monde, sauf dans l’Eurozone, et en particulier en France. La situation semble inédite et le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer parle même de "défis exceptionnels" à relever. Lesquels sont-ils?

Selon lui, les difficultés ne viennent non pas de l’Europe qui, au contraire, impose certaines contraintes nécessaires à l’équilibre européen, mais elles viendraient davantage de la nécessité accrue de compétitivité dans le commerce mondial. En effet, les pays émergents rattrapent peu à peu les pays développés en technologie. La progression est bien plus rapide puisqu’ils bénéficient des connaissances fondamentales générales d’une part, et négocient des transferts de technologie d’autre part. En outre, c’est le moment propice pour voir éclore de nouvelles élites dans ces économies. C’est ainsi que l’on voit notamment la Chine "produire" des ingénieurs à la chaîne.

D’autre part, l’endettement public est considérable en France. Fin 2012, il était estimé à plus de 90% du PIB, soit près de 1 834 milliards d’euros selon l’INSEE. La dette publique n’est pas un problème en soit: on ne peut pas dire que les générations suivantes paieront pour nos actes aujourd’hui puisque ce que l’on prête aujourd’hui est rémunéré demain et remboursé après-demain. Finalement, on se prête à soi-même. Toutefois, il existe un risque de perte lorsque ces bons du Trésors sont détenus par des non français. C’est aujourd’hui le cas à plus de 60%. Alors que l’on surveille les publications de chiffres pour trader les devises sur le forex, on voit parfois apparaître des indices synthétisant la confiance. Or, la confiance est justement ébranlée par cet endettement. En effet, les effets de court terme d’une politique de relance peuvent être contrebalancés par la crainte d’une hausse des impôts dans le futur: c’est l‘effet ricardien.

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On l’a remarqué il y a de ça plusieurs semaines, les indices publiés indiquent une amélioration de la situation économique partout dans le monde, sauf dans l’Eurozone, et en particulier en France. La situation semble inédite et le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer parle même de “défis exceptionnels” à relever. Lesquels sont-ils?

Selon lui, les difficultés ne viennent non pas de l’Europe qui, au contraire, impose certaines contraintes nécessaires à l’équilibre européen, mais elles viendraient davantage de la nécessité accrue de compétitivité dans le commerce mondial. En effet, les pays émergents rattrapent peu à peu les pays développés en technologie. La progression est bien plus rapide puisqu’ils bénéficient des connaissances fondamentales générales d’une part, et négocient des transferts de technologie d’autre part. En outre, c’est le moment propice pour voir éclore de nouvelles élites dans ces économies. C’est ainsi que l’on voit notamment la Chine “produire” des ingénieurs à la chaîne.

D’autre part, l’endettement public est considérable en France. Fin 2012, il était estimé à plus de 90% du PIB, soit près de 1 834 milliards d’euros selon l’INSEE. La dette publique n’est pas un problème en soit: on ne peut pas dire que les générations suivantes paieront pour nos actes aujourd’hui puisque ce que l’on prête aujourd’hui est rémunéré demain et remboursé après-demain. Finalement, on se prête à soi-même. Toutefois, il existe un risque de perte lorsque ces bons du Trésors sont détenus par des non français. C’est aujourd’hui le cas à plus de 60%. Alors que l’on surveille les publications de chiffres pour trader les devises sur le forex, on voit parfois apparaître des indices synthétisant la confiance. Or, la confiance est justement ébranlée par cet endettement. En effet, les effets de court terme d’une politique de relance peuvent être contrebalancés par la crainte d’une hausse des impôts dans le futur: c’est l‘effet ricardien.

Il convient donc de faire un sage usage du budget public. Or, Christian Noyer note un paradoxe français: la France est l’un des pays qui consacre le plus de ressources financières à une politique de l’emploi, et se trouve pourtant dans une situation de chômage élevé. Il en vient donc à s’interroger quant à la pertinence d’une telle politique. Pour lui, les aides mises en place viennent compenser les rigidités du marché du travail. Or il serait bien moins coûteux de les corriger directement, en s’orientant vers un modèle de flexi-sécurité, inspiré du Danemark. L’Allemagne qui se rapproche de cet idéal et qui a subi le même choc que la France l’a absorbé avec du chômage partiel et des baisses d’horaire travaillé (la rémunération étant ainsi diminuée).

La loi séparant les activités bancaires assurent que les banques se mettent au service de l’économie réelle. Cette division mènera sans doute à l’amélioration des crédits de trésorerie accordés aux PME, et dont l’économie a besoin pour se rétablir. En effet, la France dispose d’un tissu économique fortement composé de PME (52% de l’emploi salarié contre 29% pour l’Europe).

De toutes évidences, la France doit faire de nombreux efforts afin de rendre son économie plus compétitive. Son tissu industriel, spécialisé dans le moyen de gamme, est détruit par la concurrence des pays émergents. Il va de soi qu’il est nécessaire de s’adapter à ce nouveau monde. Dans un second temps, il conviendra de poursuivre la construction européenne afin d’éventuellement renouer avec une croissance soutenue, et profitable à tous.
 

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