Press "Enter" to skip to content

Nouvelle séance défavorable pour l’EURUSD à prévoir

Hier, l’EURUSD a affiché une très mauvaise performance puisque la parité a chuté en dessous de 1.41 USD à 1.4014 en plus bas de sénce. Au total, une perte de plus de 150 pips pour la principale cross du marché des changes. Cette chute s’est effectuée avec, en toile de fond, la hausse considérable des CDS pour la Grèce, le Portugal et l’Irlande, pays pour lesquels les investisseurs sont de plus en plus réticents.

La séance qui s’annonce devrait confirmer la tendance baissière de l’euro avec la publication de l’indice ZEW allemand qui devrait montrer une nouvelle fois une véritable fracture de l’Europe entre les pays à bonne croissance comme l’Allemagne et les pays en forte difficulté comme la Grèce. La baisse de l’euro pourrait s’accentuer jusqu’à 1.4000. Le potentiel baissier de l’EURUSD est en effet assez limité étant donné que le dollar n’apparait pas, aux yeux des cambistes, comme un investissement beaucoup plus sûr au fur à mesure que l’échéance du 2 août prochain se rapproche. Pour preuve, l’USDJPY est à seulement quelques pips du seuil psychologique de 79 yens, preuve que l’USD n’attire plus la confiance des investisseurs.

Le principal enjeux de la réunion de jeudi à Bruxelles sur la Grèce sera d’éviter un défaut de paiement, même partiel du pays alors que la Grèce envisage officiellement de revenir sur les marchés à la mi-2014 pour se refinancer. Le ministre des Finances grec a souligné ce matin que son pays refuse même un défaut sélectif qui pourrait conduire les agences de notation à noter la dette grecque dans la catégorie « défaut de paiement » ce qui pourrait avoir des conséquences catastrophique pour l’Europe dans son ensemble. C’est le même discours qui a été tenu par Jean Claude Trichet lorsqu’il a déclaré que la BCE ne sera pas en mesure de prendre en gage des obligations d’un pays qui serait en défaut.

En fait, les travaux préparatoires en marge du sommet de jeudi ont abouti à trois solutions:

Solution 1: un réhaussement de crédit

La solution 1 s’appuie sur un réhaussement de crédit pour le secteur privé et un rachat de la dette grecque, ayant pour conséquence un défaut de paiement partiel ou total. Ce scénario est certainement celui qui a le moins de chances d’aboutir.

Solution 2: le roulement de la dette proposé par Paris

L’option évoquée par Paris est celle d’un roulement de la dette qui ne prévoit aucun des dispositifs de la solution 1. Cependant, cette option pourrait, comme l’ont souligné les agences de notation financière, engendrer un défaut de paiement partiel de la dette grecque.

Solution 3: une taxation du secteur financier

La moins pire des solutions serait en fait de taxer le secteur financier, une idée avancée notamment par Angela Merkel, et d’accompagner cette taxation de taux plus bas et de maturités plus longues sur  les fonds du FESF. Cette solution aurait l’avantage d’éviter un défaut de paiement, même partiel, de la Grèce et de rassurer les investisseurs. Elle aurait aussi pour conséquence de faire participer à grande échelle le secteur privé ce qui n’est certainement pas la meilleure solution pour les banques qui préfèrent un défaut de paiement partiel.

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *