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Peut-on encore trouver un job dans la finance?

On a tous en mémoire ces images marquantes de banquiers, traders, financiers quittant aux Etats-Unis par centaines leurs emplois dans la foulée de la faillite de Lehman Brothers. La banque était un secteur sinistré de l’économie. Bien que de telles images furent plus rares en France, les banques de l’Hexagone ont aussi été contraintes de réduire la voilure en coupant bien souvent dans les effectifs de la banque d’investissement. A tel point que même le fameux master finance de Dauphine, le “master 203”, avait dû fermer ses portes pendant un an pendant la période universitaire 2009-2010.

Trouver un emploi dans la finance n’était pas aisé. Qu’en est-il en 2013 alors que la crise financière semble dernière nous et que les pays occidentaux renouent progressivement avec la croissance? Un jeune diplômé cherchant un emploi dans la finance a-t-il encore des chances?

Le secteur de la banque d’investissement, au sens large, ce qui inclut les activités de marché, reste incontestablement fragile. Les banques françaises hésitent à embaucher de nouveau, tant la conjoncture reste problématique. La situation de l’économie française joue beaucoup mais aussi les mesures pour lutter contre les paradis fiscaux, et qui impactent directement les activités des banques, sans compter la nécessaire mise en conformité pour les banques européennes avec les nouvelles règles prudentielles dites de Bâle III. Beaucoup de changements qui pèsent sur la rentabilité et qui obligent les banques à souvent se recentrer sur leur coeur de métier, c’est-à-dire la banque de détail.

Un jeune diplômé aura évidemment tendance, confronté à une Europe faisant face à de nombreux défis, à regarder du côté de l’Asie où on dit que la finance se porte bien. C’est incontestable. Des places comme Singapour ou encore Hong Kong sont devenus les nouveaux centres mondiaux de la finance internationale. Goldman Sachs, figure de proue de Wall Street, n’hésite pas ainsi à y relocaliser nombre de ses activités. Mais pour un jeune diplômé, l’Asie offre surtout des stages en finance qui n’assurent pas par la suite un emploi. Candidater pour un emploi en Asie implique d’avoir un CV impressionnant, de parler potentiellement le mandarin ou le cantonais, et d’avoir si possible déjà des contacts au sein de la banque. Bref, le parcours du combattant.

Croire que l’Asie constitue une porte de sortie est erroné. En Europe, trouver un emploi dans la finance est encore possible mais il faut peut-être plutôt s’orienter vers des structures plus petites, comme les nombreux courtiers en ligne, pour acquérir une première expérience professionnelles qui permettra par la suite d’intégrer une grande banque où les évolutions en termes de carrière restent toujours plus prometteuses. A Paris, Bruxelles, mais aussi dans plusieurs cantons suisses, des courtiers en ligne embauchent donc il ne faut pas hésiter à postuler!

L’autre possibilité est de passer par le journalisme économique et financier afin d’avoir un premier pied dans le monde de la finance et, comme c’est parfois le cas outre-Atlantique, par la suite atterrir dans une salle de marché. Il faut cependant se rappeler que les recruteurs en Europe, et surtout en France, sont moins réceptifs aux parcours alambiqués que dans les pays anglo-saxons donc passer du statut de journaliste financier à trader peut s’avérer…très compliqué!

Une chose est certaine, dans le contexte actuel, si vous n’êtes pas encore diplômé, n’hésitez pas à accumuler les stages et à envisager l’apprentissage en alternance en banque et finance car cela peut constituer des atouts décisifs sur un CV.

 

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