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Plusieurs scénarios se dessinent pour l’eurodollar

Après une semaine marquée par de grandes annonces, beaucoup de rumeurs et quelques statistiques notables, la paire eurodollar achève sa route sur une légère hausse par rapport à son cours d’ouverture lundi.  Le canal haussier emprunté en début de semaine a permis à l’euro d’effleurer les 1.3580 mercredi avant de chuter à 1.3416 en quelques heures après les déclarations du FOCM, déclarations qui ont surtout fait courir de nombreuses rumeurs venues alimenter l’activité sur la paire. Jeudi, ce fut au tour de Mario Draghi de voler au secours de la monnaie unique après la déroute de la veille face au dollar.  Un mauvais indice manufacturier de la FED de Philadelphie venait redonner de la hauteur au billet vert dans la soirée. Le retracement haussier observé en fin de semaine a ensuite été alimenté par un indice de confiance des consommateurs allemands à l’égard du climat économique qui est de bonne augure pour la relance des exportations outre-Rhin tandis que dans le même temps, Draghi soulignait la grande amélioration de la situation de la zone euro. La semaine fut ainsi marquée par une forte volatilité et un certain attentisme de la part des investisseurs qui ne demandent qu’à voir plus clair dans le petit jeu des politiques monétaires européennes et américaines.

L’événement de la semaine qui a déclenché la forte baisse de l’EUR/USD mercredi réside dans les déclarations des membres du FOCM qui ont exprimé leur confiance quant à l’amélioration de l’emploi aux Etats-Unis. Cette tendance générale observée sur le marché du travail pourrait justifier une réduction du rythme des rachats d’actifs dans les prochains mois. Ainsi, la paire achève sa route hebdomadaire sur une position attentiste après avoir commencé la semaine dans l’incertitude. Si l’annonce du FOCM a fait bouger les lignes, cette intervention n’a cependant en rien clarifié la situation et désormais tous les regards sont tournés vers la future Présidente de la FED qui ne semble pas pressée de s’exprimer. Devrons-nous attendre son audition au Sénat pour être éclairé?

Sur un plan plus fondamental, l’idée d’une reprise américaine commence à faire son chemin dans l’esprit des investisseurs  tandis que l’écart entre les pays de la zone euro se creuse.  L’unité monétaire est une fois de plus remise en cause, la France, pourtant communément perçue comme résistante au sein de la zone euro, apparait désormais grippée aux cotés de ses homologues latins. La récente dégradation de la note française soulève des interrogations sur la valeur réelle de l’économie française.

De son coté, Goldman Sachs, dont les analyses ont généralement suffisamment de poids pour orienter le marché, s’attend à ce que la paire se trade aux alentours de 1.40 à moyen terme arguant que les politiques ultra-accomodantes ne devraient pas cesser avant 2015.

Dans l’attente de positions claires de la part des autorités financières américaines, les investisseurs devront se tourner vers les indicateurs disponibles classiques, possibles précurseurs d’un changement de cap de la politique du futur gouverneur de la FED. Avec en ligne de mire les chiffres de l’emploi américain,  il incombe désormais à chacun de suivre de près les indicateurs macroéconomiques de la semaine pour juger de l’ampleur de la reprise américaine et agir en conséquence.
 

 

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