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Prudence sur le marché des changes

Les acteurs du marché des changes sont restés plutôt prudents cette semaine. Certes, la confiance dans l’économie américaine semble être de retour du côté des investisseurs en dépit des mauvaises nouvelles qui se sont accumulées. Le dollar s’est d’ailleurs affiché en hausse la majeure partie de la semaine face à la monnaie unique européenne, exception faite de jeudi. Toutefois, le dollar n’a pas résisté totalement aux mauvaises nouvelles puisque les gains que le dollar a enregistré dernièrement, notamment la semaine dernière, se sont évaporés cette semaine.

En fait, les investisseurs du marché des changes ne se sont pas encore habitués aux mauvaises nouvelles provenant de la zone euro, ce qui explique la baisse de la devise européenne, alors qu’ils gèrent depuis des mois celles provenant des Etats-Unis.

Le dollar a clôturé la séance de vendredi en hausse en dépit de l’accumulation des mauvaises nouvelles. La devise américaine fut en partie freinée dans sa hausse en raison des inquiétudes pesant sur les secteurs bancaire et immobilier. En effet, des rumeurs de plus en plus persistantes annoncent une possible nationalisation des géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac, afin d’éviter la faillite. De plus, l’échec des négociations entre Lehman Brothers et des investisseurs asiatiques fait craindre une dépréciation massive d’actifs de la part de la banque qui la conduirait vers une implosion lente sur une période de un à deux ans si les autorités américaines n’interviennent pas.

Par ailleurs, le rebond du prix du pétrole a pesé lourdement sur la devise américaine alors que les prix de l’or noir ont connu une décroissance de 35 dollars au cours du dernier mois.

Face au dollar et en dépit des inquiétudes continues concernant la santé de l’économie américaine, la monnaie unique européenne a connu une hausse seulement jeudi sous l’effet d’un apaisement de l’indice PMI et d’une stabilisation de l’inflation.

Dans tous les cas de figure, les cambistes ne s’attendent pas à un mouvement des taux de la part de la BCE ou de la Fed avant plusieurs mois. La banque du Japon a d’ailleurs suivi cette tendance dernièrement en laissant son taux inchangé à 0,5%.

Par ailleurs, la livre sterling a connu une fin de semaine maussade après une révision à la baisse de la croissance britannique. En effet, la croissance du PIB est ressortie nulle par rapport au premier trimestre ce qui a fait plongé la livre sterling de plus de deux cents face au dollar. Les menaces de récession s’accroissent ainsi outre-manche.

Les seules devises qui ont réellement tiré leur épingle du jeu sont, une nouvelle fois, les dollar néo-zélandais et australiens qui, après avoir connu une phase de baisse en raison du sursaut du dollar, ont été poussés vers de nouveaux sommets mardi grâce à la hausse du prix de l’or.

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