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Publication des taux d’emploi au Canada et en Australie

Le taux d’emploi d’un pays est l’un des indicateurs les plus importants sur le marché des changes. Il permet de mesurer le nombre de personnes ayant un emploi, et donc d’anticiper les tendances d’achats et de consommations futures.
La publication cette semaine du taux d’emplois en Australie puis au Canada est donc l’occasion d’établir un compte-rendu de l’état du marché du travail dans ces pays respectifs.

Taux d’emploi en Australie
Malgré une légère augmentation du nombre de chômeurs le mois dernier, le taux de chômage en Australie reste particulièrement stable, et ce, depuis maintenant plusieurs années.
Nous rappelons que l’Australie est l’un des seuls pays à avoir été faiblement touché par la crise, avec une croissance économique soutenue aux alentours de 3%, un chômage faible et des finances publiques équilibrées.
Le stimulus fiscal mis en place par le gouvernement ainsi que l’augmentation des exportations des matières premières vers la Chine ont été les principaux facteurs qui ont permis à l’Australie de passer sans encombre la récession de 2008.
Mais la forte flexibilité du marché du travail a aussi été l’un des outils majeurs pour lutter contre la crise. Les patrons pouvaient plus facilement négocier à la baisse les heures de travail de leurs salariés, évitant ainsi les licenciements massifs. La flexibilité du marché du travail en Australie a donc permis aux entreprises de s’adapter plus facilement aux conjonctures économiques et aux fluctuations de la demande.

La publication jeudi du taux d’emploi en Australie ne devrait cependant pas comporter de réelles surprises, puisque l’on prévoit une création de 12 000 nouveaux postes et une stabilisation du taux de chômage aux alentours de 6%.
Peu de volatilité attendu donc concernant le dollar Australien en fin de semaine, excepté si les chiffres publiés s’avèrent plus faibles que les prévisions.

Taux d’emploi au Canada
Contrairement à l’économie Américaine, qui à vu baisser sont taux de chômage plus vite que prévu cette année, le marché du travail canadien connaît lui un ralentissement dans la création de nouveaux emplois.
Depuis 2011, le Canada affiche la pire performance en matière de création d’emplois. Seulement 72 000 nouveaux postes ont été créés cette année, pour établir le taux de chômage à 7,1%, un point plus élevé qu’aux Etats-Unis.
Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a ainsi affirmé dernièrement que l’économie Canadienne demeurait encore trop fébrile pour envisager une hausse des taux directeurs. Cette annonce peut paraître surprenante lorsque l’on constate que le PIB et l’inflation ont augmenté durablement depuis maintenant plusieurs mois. Mais ces bons chiffres, principalement dus à la hausse des prix du secteur énergétique, ne sont pas représentatifs des difficultés que connaît en ce moment le secteur manufacturier au Canada.
La faible création d’emploi est donc l’un des problèmes majeurs qui freine la reprise du pays. Les spécialistes envisagent néanmoins pour vendredi une création de 20 000 nouveaux postes pour le mois de juin. Une donnée intéressante à trader puisque si les prévisions s’avèrent justes, le dollar canadien devrait connaître une certaine volatilité en fin de semaine sur le forex.

Si vous avez l’habitude de suivre ces devises sur le marché des changes, tenez-vous donc prêt lors de la publication de ces chiffres relatifs à l’emploi. Ceux-ci pourraient, en effet, provoquer quelques mouvements sur le marché en fin de semaine, surtout pour le dollar Canadien.

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