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Que pourrait signifier un « Grexit » pour le forex

La Grèce se trouve actuellement à un carrefour de son histoire. Soit elle se retrouve en défaut de paiement de sa dette et cela pourrait entrainer sa sortie de la zone euro, soit elle se plie aux exigences de ses créanciers et elle obtient une nouvelle bouée de sauvetage pour tenter de relever la tête.
Puisque la probabilité d’assister à un « Grexit » se fait de plus en plus présente, voyons dans cet article ce que cela pourrait signifier pour le marché des changes et ses devises.

Combien d’argent doit encore la Grèce ?
Ce mois-ci, la Grèce doit sortir un total de 6,7 milliards d’euros pour payer ses dettes. Cette somme se compose d’un prêt émanant du FMI d’1,5 milliards et de 5,2 milliards d’euros en bons à court terme. Le mois prochain, le montant sera de 5,95 milliards et en août 4,38 milliards. Bien sûr, la Grèce dispose encore d’un prêt de 7,2 milliards à portée de main mais les détenteurs de cet argent exigent, avant de libérer ces fonds, que le pays rembourse 300 millions à la fin de cette semaine et coupe ses dépenses. Ce dernier point demeure crucial puisque le nouveau gouvernement est absolument contre toute politique d’austérité.

Existe t-il d’autres options ?
Le mois dernier, la Grèce a réussi à trouver 757 millions d’euros pour rembourser ses créanciers ce qui laisse à penser que le pays pourrait réussir à payer ses dettes encore ce mois-ci. Cependant, pour les 6 milliards restant, la tâche semble impossible. Le premier ministre grec a même admis que les poches du gouvernement étaient pratiquement vides.
Avec cela, le ministre des finances de la Grèce a souligné que la balle se situait actuellement dans le camp du FMI, de la BCE et de l’UE et que ces derniers se devaient d’assouplir les conditions d’obtention du plan de sauvetage. Lagarde, Draghi et Junker se sont d’ailleurs rencontrés plus tôt dans la semaine pour voir si on pouvait rendre les choses plus agréables pour le pays. Merkel a mentionné que les discussions s’étaient achevées sur un accord disant que le travail devait se poursuivre et même s’intensifier. Elle a rappelé également que les dirigeants des trois organisations restaient en contact étroit avec le gouvernement grec mais le temps est désormais compté.

Que faire si la Grèce refuse les réformes économiques ?
Si l’on se retrouvait dans une telle situation, les créanciers pourraient se dire que le pays doit sortir de la zone euro immédiatement. Les dirigeants européens ne semblent, en effet, pas vraiment enclins à se plier à toutes les exigences de la Grèce.
En cas de « Grexit », la zone euro et la Grèce ont tout à perdre. Varoufakis, le ministre des finances grec, a déclaré que ce serait un désastre pour tout le monde. Selon ce dernier, ce serait une catastrophe principalement pour l’économie sociale grecque mais ce serait aussi le début de la fin du projet de l’union monétaire. L’idée que la zone euro n’est pas indivisible devrait, pour se dernier, rapidement faire son chemin dans la tête des investisseurs et causé inévitablement une dislocation du bloc.
Mis à part le fait de remettre la stabilité de l’euro en question, un « Grexit » pourrait déclencher une contagion de la dette dans la région. En effet, les sommes prêtées à la Grèce par les pays membres ne reviendront jamais dans les caisses de ces pays et cela pourrait signifier des pertes énormes pour les banques et les institutions financières. Avec cela, la faible reprise de la région pourrait être annihilée.

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