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Qu’est ce que les résultats des élections en Grèce signifient pour l’euro ?

A moins que vous ne viviez dans une grotte, vous n’êtes pas sans savoir que le parti de l’ex-premier ministre Tsipras est arrivé en tête lors des élections grecques de ce week-end. Syrisa recueille, en effet, 35,5% des votes, soit un chiffre suffisant pour battre son grand rival, le parti Nouvelle Démocratie. Dans quelle mesure cela impactera l’euro et le marché des changes, c’est ce que nous essaierons de voir dans cet article.

Pourquoi ces nouvelles élections ?
Le mois dernier, le drame de la dette grecque avait semblé trouver une fin heureuse. Le pays avait, en effet, réussi à débloquer son troisième plan de sauvetage. Il restait, cependant, encore beaucoup de travail au gouvernement en place pour que la population accepte les concessions faites. Même si Tsipras a fait tout son possible pour respecter au mieux les promesses anti austérité faites à ses électeurs, il a même organisé un référendum, il a du céder sur de nombreux points. Le FMI et l’Union européenne ne sont, à aucun moment, revenus sur les conditions d’attribution des fonds. Suite à cela, le premier ministre, conscient de son impuissance, démissionnait. Vous comprenez mieux désormais, pourquoi le peuple grec était appelé aux urnes ce week-end.
Malgré l’opposition et la critique que Tsipras rencontre, au sein même de son parti, les résultats montrent qu’une majorité de grecs souhaitent maintenir la politique actuelle. Ces derniers craignent, en effet, qu’un nouveau changement de gouvernement jette de l’huile sur le feu.


Tout va donc rentrer dans l’ordre ?

Pas nécessairement. Même si le parti Syriza est arrivé en tête à l’issu du scrutin, il n’a pas obtenu les 300 sièges assurant la majorité au parlement. Des coalitions devront donc être formées et cela pourrait être crucial pour la question de la dette du pays. Les partis avec lesquels Tsipras va s’associer devront, en effet, être sur la même longueur d’onde que lui et les créanciers du pays. Ils devront impérativement mettre en place les réformes économiques demandées. Ces derniers ont précisé qu’ils n’hésiteraient pas à fermer les robinets si les résultats n’étaient pas au rendez-vous.

L’euro va t’il pâtir de la situation ?
En observant les niveaux des prix de l’euro au cours des dernières semaines, on constate que la monnaie européenne a été en mesure de faire face au drame de la dette grecque. La monnaie commune a réussi à se maintenir grâce, notamment, à l’amélioration des données observées dans la zone depuis un certain temps maintenant. Elle a cependant pâti de la crise mondiale des marchés boursiers et du fait que son gouverneur, Mario Draghi, ait dit qu’il était prêt à assouplir davantage la politique monétaire en cas de besoin.
Avec cela, les mouvements de change relatifs à l’euro pourraient être plus sensibles aux nouvelles négatives qui pourraient venir de Grèce si des troubles politiques apparaissent.

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