Press "Enter" to skip to content

Rapport sur l’emploi américain : le bon et le moins bon

Le dernier rapport NFP des Etats-Unis montre une augmentation de 288 000 emplois pour le mois d’avril, un chiffre beaucoup plus élevé que prévu puisque les économistes s’accordaient sur une hausse de 216 000. En plus de cela, le chiffre NFP de mars a été révisé à la hausse passant de 192 000 à 203 000. Dans l’ensemble, le taux de chômage a montré une amélioration massive de 6,7% à 6,3% mais ces chiffres ne sont pas aussi roses que le suggère le rapport.

Le bon
A regarder de plus près les éléments du rapport NFP révèle que le secteur de la construction a ajouté 32 000 emplois en avril, son rythme d’augmentation le plus rapide en trois mois. L’embauche dans le secteur de la distribution a augmenté de 34 500, jusqu’à présent, son gain le plus élevé cette année. Ces données ont contribué à la bonne surprise du rapport NFP, le meilleur depuis février 2012 et ont poussé le taux de chômage à son plus bas niveau depuis Septembre 2008.
Rappelons que l’emploi total aux États-Unis a déjà dépassé ses niveaux d’avant la récession en mars de cette année, et le dernier saut de l’embauche suggère que la reprise de l’emploi devient une rélle traction. Plusieurs analystes économiques ont, en effet, fait remarquer qu’il y avait bien quelques pousses vertes sur le marché du travail américain.


Le moins bon
Dans la catégorie des moins bonnes nouvelles, la cause de la baisse du taux de chômage américain. En effet, environ 800 000 d’entres eux ont quitté le marché du travail et ont renoncé à chercher du travail à temps plein le mois dernier ce qui porte le taux de participation en baisse de 63,2% en mars à 62,8% en avril, son plus bas niveau depuis mars 1978 !
Gardez à l’esprit que la présidente de la Fed a souligné que le FOMC était à la recherche d’un large éventail de données quand il s’agissait d’évaluer les conditions de travail. Après tout, la Banque centrale américaine a besoin de comprendre comment l’emploi pourrait s’améliorer à long terme avant de faire des ajustements de politique monétaire.
Autre point de données que la Fed pourrait observer de près, la croissance des salaires. Malheureusement, les gains horaires moyens ont stagné à 24,31 dollars en avril. Sur une base annualisée, cela marque une simple hausse de 1,9 %, ce qui est le rythme de croissance le plus lent cette année. Si les pressions salariales restaient inexistantes dans les prochains mois, un grand nombre d’américain pourraient être tentés de garder leurs mains dans leurs poches plutôt que de dépenser leur argent. Cela pourrait engendrer des chiffres de ventes au détail et de croissance économique plus faibles et donc éventuellement nuire à l’embauche .

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *