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Rebondissement en Grèce : le premier ministre jette l’éponge

Alexis Tsipras déclarait lors de sa victoire de janvier dernier que la Grèce écrivait actuellement une nouvelle page de son histoire et qu’elle laissait dernière elle l’austérité pour se tourner désormais vers l’avenir.
Sept mois, plus tard, le pays manquait de se faire expulser de la zone euro car son gouvernement refusait de mettre en place davantage de mesures d’austérité. Avec cela, pas étonnant que le premier ministre grec ait perdu de sa superbe ! Finalement, Tsipras qui n’a pas trouvé réellement de solution pour apaiser l’impatience des créanciers du pays a, tout simplement, jeté l’éponge hier.

Que va t-il se passer maintenant ?
Lors de son allocution, le premier ministre a indiqué que le peuple grec avait son mot à dire concernant le fait de conserver ou non le parti au pouvoir. Des élections anticipées auront donc lieu le 20 septembre.
Pour l’instant, le pays est dirigé par un gouvernement intérimaire mené par le président de la cour suprême. Il devrait, cependant, commencer à mettre en place les réformes économiques et les réductions de dépenses nécessaires à l’obtention du plan de sauvetage.

Au moins la Grèce a déjà obtenu des fonds de sauvetage
Jusqu’ici, la Grèce a été en mesure de rembourser son prêt à la BCE et cela grâce au troisième plan de sauvetage accordé par ses créanciers. Actuellement le pays dispose d’un excédent de 86 milliards pour payer sa dette et recapitaliser ses banques. Elle possède également 50 milliards d’euros dans un fond de fiducie et l’UE a également prévu de débloquer 35 millions pour aider le pays à sortir de la récession. Tout ceci n’est finalement pas si mal !


Tout ne va donc pas si mal alors ?

Les traders amateurs d’euros semblent ravis par le fait que la Grèce ait réussi à débloquer son troisième plan de sauvetage et qu’elle reste en zone euro. Cependant, certains analystes craignent que l’instabilité politique engendrée par la démission du premier ministre ne vienne détruire la confiance que le pays tente de rétablir avec ses créanciers. Le président de l’eurogroupe a souligné qu’il était en effet, crucial pour la Grèce qu’elle tienne ses engagements.

S’il y a une chose à retenir de la saga de la dette grecque c’est qu’elle n’est jamais à court de rebondissements. Si les futures élections donnent la victoire à la faction de Syrisa alors l’histoire pourrait se répéter rapidement et remettre sur la table la possibilité d’un « grexit ». Si cette situation venait à se produire, l’euro pourrait retourner ses gains récents mais nous n’en sommes pas encore là !

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