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Retour sur la publication de l’inflation de la BoE

Si vous êtes amateur de livre sterling et que vous vous demandé qu’elle tendance suivra la monnaie britannique sur le marché des changes dans les semaines à venir, nous vous donnons dans cet article les dernières éléments à considérer concernant l’inflation.

Pas de hausse de taux d’intérêt cette année
Les dernières déclarations de la Banque centrale d’Angleterre indiquaient qu’une hausse des taux d’intérêt était susceptible d’avoir lieu plus tôt que ce qu’anticipaient les observateurs du marché. Le rapport de cette semaine révèle que les responsables de la BoE attendront plus longtemps avant d’opérer un resserrement de politique monétaire. Il s’agit donc d’un changement assez important du parti pris du gouverneur Carney qui était, jusque là, relativement optimiste quant à l’économie britannique.
Selon les membres du MPC, toute augmentation de taux se fera progressivement compte-tenu de la persistance des vents contraires que subit le Royaume-Uni actuellement.

Des prévisions économiques moins réjouissantes
Pour marquer le passage à une position moins belliciste, les membres du MPC ont réduit leurs prévisions de croissance pour cette année et pour les deux suivantes. Alors qu’ils tablaient sur une augmentation du PIB de l’ordre de 2,9% pour 2015 c’est aujourd’hui un chiffre de 2,5% qui est attendu. Des résultats plus en rapport avec les prévisions de la plupart des analystes du marché.
En plus de cela, la banque centrale d’Angleterre a revu à la baisse ses prévisions en matière d’exportation, d’investissement des entreprises et de dépenses des ménages. Carney a, même, ajouté que les perspectives de croissance pourraient s’affaiblir davantage si la crise de la dette grecque se détériorait. Cela pourrait, en effet, contaminer le reste des pays de la zone euro, son principal partenaire commercial.
Quant à l’inflation, le gouverneur de la BoE a répété que l’IPC annuel pourrait devenir négatif durant quelques mois avant de se redresser et d’approcher leur cible de 2%. Ils ont, cependant, abaissé leurs prévisions d’inflation pour 2016 d’1,8% à 1,6% mais ils ont étonnamment amélioré leurs projections pour cette année, 0,5% à 0,6%.


Une devise trop forte

La note plus positive de cette publication repose sur le fait que la BoE ait maintenu qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter quant à une possible glissade déflationniste pour le moment. Les responsables sont, cependant, prêts à accélérer les achats d’actifs ou à réduire les taux d’intérêt si un tel scénario arrivait.
Alors que les membres du MPC espèrent que l’impact négatif des prix des matières premières sur l’inflation globale disparaisse bientôt, ils ont également noté que l’appréciation de la livre exerçait une pression à la baisse sur les niveaux des prix. Une monnaie locale forte rend, en effet, les produits importés moins chers ce qui contraint les entreprises locales à baisser leurs prix pour rester compétitifs.

Une faible croissance des salaires et de la productivité
Autre facteur ayant contribué à la faiblesse de l’inflation, la maigre croissance des salaires. La hausse des emplois à temps partiels ou autres contrats précaires a largement pesé sur l’augmentation de la rémunération moyenne. Cette situation n’incite pas vraiment à la productivité.
En plus de cela, la BoE a abaissé ses estimations de croissance en matière de salaire. Ils prévoient une augmentation de seulement 2,5% d’ici la fin de l’année alors qu’auparavant c’était 3,5%.

En un mot, le dernier rapport sur l’inflation britannique s’est avéré décevant pour les traders du marché des changes qui espéraient une hausse des taux d’intérêt. Avec cela, la livre sterling pourrait retourner ses récents gains.

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