Press "Enter" to skip to content

Retour sur les déclarations de politique monétaires des banques centrales pour le mois de juin

Maintenant que la plupart des banques centrales ont publié leurs décisions de politique monétaire, il est temps de regarder de plus près chacune d’entre elles et d’examiner comment leurs annonces ont affecté leurs devises respectives sur le marché des changes.

Banque centrale d’Australie
La banque centrale d’Australie a maintenu ses taux à 1,75% après la coupe de 0,25% du mois précédent. La surprise pour les acteurs du forex, c’est qu’ils ne s’attendaient pas à ce que le gouverneur Stevens soit moins accommodant que prévu. Il a, en effet, indiqué lors de sa déclaration que sa politique de faible taux d’intérêt soutenait la demande intérieure et le commerce. Cela aide également la croissance malgré la baisse des investissements des entreprises. Concernant l’inflation, la RBA a affirmé le fait qu’elle est très faible et qu’elle devrait le rester dans un avenir proche.
Sur le marché des changes, le dollar AUD a progressé de 50 pips au cours du conseil d’administration et a maintenu ce niveau tout le reste de la journée.

Banque centrale de Nouvelle Zélande
La RBNZ a ouvert la voie pour les taureaux de dollar NZD après avoir conservé ses taux inchangés à 2,25% au lieu de couper de 0,25% comme beaucoup l’envisageaient. La banque centrale a également mis à jour ses projections d’inflation pour 2017 en précisant que les taux faibles pratiqués par la RBNZ, l’augmentation prévue des prix du pétrole et les baisses de la valeur du dollar NZD pourraient pousser les prix à la consommation vers le haut
Ce qui a attiré l’attention des investisseurs c’est que Wheeler a lassé entendre qu’une nouvelle baisse des taux pourrait être votée. Elle dépendra évidemment des mouvements de l’économie de la Nouvelle Zélande, de la force de la monnaie nationale et des anticipations d’inflation.


Banque centrale du Japon

La banque centrale du Japon a rejoint le camp des « wait and see » en conservant ses taux à -0,10% et les niveaux d’achat d’actifs annuels. Elle a souligné l’incertitude de la croissance des économies émergentes comme la Chine et de celle des pays développés comme la zone euro et les Etats-Unis et le fait que cela pèse sur les exportations et la production du pays pour justifier ce statu quo.
Ce mouvement attentiste de la BoJ était attendu dans la mesure où le pays organisera le mois prochain des élections. Sur le marché des changes, le manque de nouveaux programmes de relance a alimenté les rassemblements autour du yen qui avait déjà largement tiré profit de l’aversion pour le risque  en vigueur au moment de la déclaration.

Banque centrale de la Suisse
La banque nationale Suisse a également décidé de maintenir sa politique de taux inchangée. Son taux est donc toujours négatif à -0,75%. Le gouverneur de la BNS Thomas Jordan a réitéré ce qu’il martèle depuis des mois à savoir que le franc était surévalué de manière significative.
La banque nationale Suisse a également relevé ses estimations d’inflation pour 2016 et 2017 en citant les hausses prévues des prix du pétrole et maintenu ses projections de PIB. Le chef de la BNS a, cependant, averti que les projections sont susceptibles de changer en cas de « brexit ».

Banque centrale d’Angleterre
La banque centrale d’Angleterre a également choisi de maintenir sa politique monétaire actuelle inchangée. Le MPC a voté à l’unanimité le maintien des taux à 0,50%. Si les membres du comité se sont exprimés sur le niveau de la livre qui devrait baisser en raison de l’aggravation du secteur commercial et de la productivité, c’est surtout le référendum sur le « brexit » qui préoccupent ces derniers. Ils ont, en effet, émis des avertissements sur la potentielle sortie du Royaume-Uni de l’UE en précisant que cela pourrait être un gros risque pour le pays et les marchés financiers mondiaux.

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *