Press "Enter" to skip to content

Retour sur les dernières déclarations des principales banques centrales

De nombreuses banques centrales ont donné ces derniers jours leur orientation de politique monétaire. Cela n’a, évidemment, pas manqué d’animer le marché des devises.  Si vous avez raté ces évènements ou si vous souhaitez les examiner en profondeur, voici un petit tour d’horizon des récentes déclarations.

Banque centrale du Canada
La banque centrale canadienne a, une nouvelle fois, décidé de ne pas abaisser ses taux d’intérêt ce mois-ci. Les responsables du pays restent inquiets par le faible niveau de l’inflation et la bassesse des prix du pétrole, ils ont d’ailleurs déclassé leurs prévisions, mais ils sont, tout de même, apparus optimistes quant à l’évolution de l’économie du pays. Cela a permis à la devise canadienne de progresser sur le marché des changes.

Banque centrale européenne
La banque centrale européenne s’est également abstenue de tout changement. Elle a, ainsi, maintenu ses taux d’intérêt et laissé en l’état le programme d’assouplissement monétaire.
Mario Draghi a, cependant, précisé qu’un nouvel assouplissement pourrait être envisagé le mois prochain. En cause, les prix du pétrole et son potentiel impact négatif sur l’économie de la zone.
L’euro a évidemment pâti de ces déclarations peu optimistes et a enregistré des pertes par rapport à ses homologues du forex.


Banque centrale de Nouvelle-Zélande

La déclaration de la banque centrale de Nouvelle Zélande (RBNZ) n’a pas fait autant de vagues que celle de la banque centrale du Japonais mais on notera quand même les remarques pacifistes faites par le gouverneur Wheeler. Les taux d’intérêt ont été laissés en l’état mais on pourrait donc assister prochainement à un mouvement.
L’incertitude sur la croissance, la volatilité des marchés boursiers chinois et la faible inflation pourraient, en effet, décidé la RBNZ à faciliter quelque peu sa politique monétaire. Sur le forex, le kiwi a logiquement reculé.

Banque centrale américaine
La fed a mis en évidence quelques préoccupations quant à l’évolution de son économie, notamment concernant les estimations de croissance et la faiblesse de l’inflation. La banque centrale des Etats-Unis est également apparue inquiète par rapport aux développements économiques mondiaux.
Logiquement la plupart des responsables de la fed ont laissé entendre ici et là que la hausse des taux n’était pas au calendrier pour le moment à moins que l’inflation ne se redresse évidemment. Sans surprise, le dollar a enregistré de lourdes pertes sur le marché des changes.

Banque centrale d’Angleterre
La banque centrale d’Angleterre s’est avérée être beaucoup plus accommodante que prévu. Elle a réduit ses prévisions de croissance et d’inflation et réaffirmé ses inquiétudes concernant les perspectives du commerce britannique et la faible croissance des salaires.
Seule lueur d’espoir de ce « Super Jeudi », le fait que le gouverneur Carney réitère que la BoE était toujours dans une ambiance de hausse de taux. Elle n’interviendra, cependant, pas dans les deux prochains mois.
Sur le marché des changes, les ajustements, étonnamment pacifistes, ont évidemment, fait des ravages sur la livre sterling.

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *