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Revirement de tendance sur le Forex

Cette semaine sur le marché des changes fut remplie de rebondissements, entre la grippe porcine qui continue de faire des ravages, un troisième cas ayant été récemment recensés en Israël, et le sauvetage réussi du constructeur automobile Chrysler sous la houlette du Trésor américain.

Sous le choc, les échanges ont ouvert lundi dans un climat d’incertitude palpable, les investisseurs redoutant que le scénario du SRAS ne se reproduise à grande ampleur après la découverte de plusieurs centaines de cas de personnes atteintes par la grippe porcine, désormais appelée grippe A H1N1 par l’OMS. Ce climat a évidemment été favorable aux valeurs refuge, notamment le yen et le dollar qui se sont affichés en bonne forme face aux valeurs risquées, telles que l’euro et la livre sterling. Le peso mexicain fut la devise qui a enregistré lors des échanges de lundi le plus fort recul, réduisant presque à néant les efforts mis en oeuvre depuis des semaines par la banque centrale mexicaine pour soutenir la devise sur le marché des changes.

Cependant, une fois l’effet de surprise passé, les investisseurs du marché des changes se sont rabattus sur les fondamentaux économiques qui ont plutôt été favorables dans leur ensemble aux valeurs jugées à risque. En effet, les chiffres du PIB américain, rendu public mercredi, qui a enregistré un troisième trimestre de contraction d’affilée et les bons indicateurs économiques pour la zone euro, dont une hausse de la confiance des chefs d’entreprise et des consommateurs de l’euroland, ont redonné goût au risque aux cambistes, ces derniers voulant définitivement croire en un retour de la croissance dans les trimestres qui viennent. Ce sentiment fut également confirmé par la réunion du Comité de Politique Monétaire de la Réserve Fédérale au cours de laquelle des mesures de retour à la normale furent esquissée.

Le même scénario a prévalu pour l’archipel nippon. En effet, bien que la Banque du Japon ait révisé jeudi ses prévisions à la hausse concernant la récession que traverse l’archipel sur la période 2009-2010 et que la déflation a fait son retour en mars accompagnée d’une hausse du chômage à son plus haut niveau depuis près de quatre ans et demi, les cambistes ont voulu voir des signes d’amélioration significatifs dans les récents indicateurs publiés sur les exportations et la production industrielle.

En fin de semaine, l’annonce du sauvetage réussi du constructeur automobile américain Chrysler, qui a simultanément déposé le bilan et fait alliance avec l’italien Fiat, a constitué un coup de maître du Trésor américain qui a permis au dollar d’opérer une petite remontée, notamment face au yen et face à l’euro alors que le climat sur le marché des changes favorisait plutôt les valeurs jugées à risque. Ce sauvetage, qui devrait se faire sous la houlette du dirigeant de Fiat, Sergio Marchionne, a rassuré les investisseurs qui y voient un test réussi pour le Trésor en prévision du futur sauvetage de General Motors d’ici un mois.

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