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Revue de la position des principales banques centrales – Partie 2

Dans cette deuxième partie, nous passerons en revue les banques centrales qui se trouvent actuellement dans le camp pacifiste. Nous tenterons de déterminer, avec cela, les tendances forex futures de leur monnaie respective.

Banque centrale européenne
La banque centrale européenne est probablement celle qui a la politique monétaire la plus accommodante actuellement. Elle ne cache d’ailleurs plus ses intentions concernant ses plans de politique monétaire comme en témoigne les récentes déclarations de deux membres à l’agence Reuters.
Depuis que le gouverneur Draghi a réaffirmé que la BCE était prête à tout faire pour éviter la déflation, les accros du marché des changes se sont mis à anticiper de nouvelles mesures d’assouplissement (réduction de taux supplémentaire, augmentation des achats d’actif, etc.).

Banque nationale suisse
Bien que le gouverneur de la BNS, Thomas Jordan, n’ait pas exactement parlé d’assouplissement supplémentaire, sa politique de « jawboning » exprime quand même son inclinaison pour un nouvel assouplissement. En faisant cela, la BNS veut garder son franc faible par rapport aux autres devises du forex, et surtout contre l’euro, afin de maintenir ses exportations concurrentielles.


Banque centrale néozélandaise

Le gouverneur Wheeler et ses hommes ont effectué une série de baisses des taux d’intérêt plus tôt cette année pour maintenir le niveau des prix à flot. En plus d’être frappée par la crise pétrolière, la Nouvelle Zélande l’a également été par la chute des prix des produits laitiers. Cela a entrainé des gains plus faibles pour les agriculteurs, un recul des niveaux de production, un ralentissement de l’embauche et, logiquement, de la performance économique globale.
Si le pays a enregistré quelques pousses vertes suite aux efforts de relance de la RBNZ, l’industrie laitière recommence à être à la peine. Cette dernière pourrait, de ce fait, annoncer un nouvel assouplissement monétaire début 2016.

Banque centrale du Japon
Lors de la dernière déclaration de politique monétaire de la banque centrale du Japon le ton n’était plus spécialement pacifique. Les décideurs ont tenté de rassurer les observateurs du marché des changes quant à l’élasticité de l’économie japonaise. Cependant, les données économiques peignent une histoire bien différente. Le Japon est, en effet, tombé en récession au troisième trimestre 2015 et l’inflation reste mauvaise. Le ton des derniers témoignages du gouverneur Kuroda suggère qu’il a toujours l’espoir de voir l’économie du pays de relever mais ses décisions dépendront principalement des données à venir.

Ces biais de politique monétaire ne sont pas gravés dans la pierre mais ils permettent, tout de même, de déterminer les tendances futures d’une monnaie sur le marché des changes.

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